Anteo Zamboni

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Anteo Zamboni après le lynchage.

Anteo Zamboni (né le à Bologne - mort dans la même ville le ) est un jeune antifasciste libertaire italien.

Le , âgé de quinze ans, il tente d'assassiner le leader fasciste Benito Mussolini, alors en visite officielle à Bologne[1],[2],[3],[4].

Mussolini n'est pas touché, la balle ne l'a qu'effleuré car un carabinier a donné un coup brusque sur le bras du tireur. Anteo Zamboni est alors lynché sur place par les squadristes de Leandro Arpinati et les arditi milanais d'Albino Volpi. Après quoi son cadavre est traîné dans les rues de la ville et laissé deux jours sans sépulture[5],[n 1],[n 2]. Le cadavre du jeune homme porte quatorze coups de poignard profonds, un impact de balle et diverses meurtrissures[6].

Cette tentative d'assassinat sert de prétexte au gouvernement fasciste pour mettre en œuvre une « politique de terreur », abolir les libertés démocratiques et dissoudre les partis d'opposition[7],[8].

Il est le fils de Mammolo Zamboni, typographe et anarchiste[n 3]

Après les événements, l'ensemble de la famille Zamboni est envoyée en « exil intérieur », elle est soupçonnée d'avoir organisé l'attentat contre la vie de Mussolini. Des années plus tard, une plaque commémorative est dévoilée à l'endroit où le fils Zamboni a été tué, 3 piazza del Nettuno à Bologne[9],[10].

Commentaire

  • Selon Pierre Besnard dans l'Encyclopédie anarchiste : « Ce qui est certain, c'est que ce dernier attentat a poussé au paroxysme la fureur fasciste. Les violences, destructions, pillages et meurtres, qui avaient déjà suivi les attentats précédents, devinrent, cette fois, innombrables. Pendant une dizaine de jours, dans beaucoup de villes d'Italie, ce fut une véritable chasse à l'homme, avec des centaines de victimes ; de nombreuses maisons particulières furent envahies et mises à sac, jusqu'à celle du grand philosophe Benedetto Croce, d'idées ultra-modérées et sénateur, que l'on sait adversaire du fascisme[11], mais qui s'abstient de toute activité hostile et demeure complètement hors de la vie politique, uniquement adonné aux études. On peut alors imaginer ce qu'il en a été des ennemis déclarés, des opposants actifs, des pauvres et obscurs ouvriers que rien ne met à l'abri de la violence et de l'arbitraire. »[12]

Hommages

Bibliographie et sources

Ouvrages
  • (it) Sieglinde, Anteo Zamboni assassinato due volte, Paris, Edizioni della Libreria alla Farfallas, 1929, (OCLC 30418808).
  • (it) Tommaso Chiaretti, Lucia Drudi Demby, Gianfranco Mingozzi, Gli ultimi tre giorni : 1926, attentato Zamboni : un'occasione per le leggi speciali, Bologne, Cappelli, 1977, (OCLC 4113064), extraits en ligne.
  • (it) Brunella Dalla Casa, Attentato al duce : le molte storie del caso Zamboni, Il mulino, 2000, (ISBN 88-15-07914-9), (OCLC 848926434), présentation éditeur.
  • (en) The Zamboni Incident and the Fascist response in Fabio Fernando Rizi, Benedetto Croce and Italian Fascism, University of Toronto Press, 2003, pp. 113-114.
  • (it) Roberto Gremmo, Anteo Zamboni e l'attentato a Mussolini, Biella, Storia Ribelle, 2017.
Articles de presse
  • Jacques Siclier, « "Les trois derniers jours" de Gianfranco Mingozzi », Le Monde, (lire en ligne).
  • (es) Israël Viana, « Zamboni, el niño que casi asesina a Mussolini », ABC, (lire en ligne).
  • (it) Angela Bosetto, « Anteo Zamboni e l’attentato al Duce una storia di dubbi », Bresciaoggi, (lire en ligne).
  • (it) David Marceddu, « Bologna. 90 anni fa il fallito attentato di Anteo Zamboni al Duce e l'inizio della dittatura », il Fatto Quotidiano, (lire en ligne).
Web
Colloque et notices

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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