Anthropomaximologie

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L'anthropomaximologie est un domaine de recherche développé dans l'ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) afin de maximiser les performances physiques, intellectuelles et sensorielles de l'être humain[1]. Néanmoins les prémices de la démarche remontent au moins aux débuts du XXe siècle en Occident où il ne laisse toujours pas indifférent de nos jours.

En France, par exemple, une Société d'encouragement à l'élevage du cheval français soutenue par les besoins des haras nationaux de l’Armée et ceux des courses hippiques se préoccupe de l’amélioration de la race chevaline dès 1864 alors que la formation du fantassin et du sportif humain relève toujours de l’empirisme. Après la défaite de 1870 les militants de la gymnastique et de l’éducation physique naissante, tels Edmond Desbonnet[2], font alors campagne pour l’amélioration de la race humaine[3]. Paul Doumer et Paul Strauss[4] contribuent à la création d'une Société française d’eugénisme le avec un corps de scientifiques, essentiellement médical[5] dont le dernier prix Nobel de physiologie ou médecine Charles Robert Richet. Le financement par Melchior de Polignac du collège d'athlètes de Reims inauguré le de la même année en présence du président du comité olympique Pierre de Coubertin et du président de la République Raymond Poincaré[6] répond à ce souci. Inauguré en 1914 l'établissement est détruit dès le début de la Grande Guerre et il faut attendre 1936 pour qu'un nouveau Centre national d'éducation physique soit programmé sur le site du camp de Saint-Maur.

La Sport Hochschule de Leipzig

C'est cependant au début des années 1920 que la problématique de la préparation biologique des athlètes commence à se poser en termes véritablement scientifiques à la Sport Hochschule de Leipzig en Allemagne. La préparation des jeux de Berlin en 1936 y accélère les processus de recherche dont les présélectionnés d'origine juive sont les véritables cobayes humains. Jusqu'à la réunification des deux Allemagnes les productions issues de cette recherche sont largemement appliquées en République démocratique allemande[7] (RDA) : Leipzig est alors considéré comme le haut-lieu des anabolisants[8]. Les connaissances acquises, connues en Europe après 1945, deviennent un des enjeux du sport mondial en période de Guerre froide[9].

L'URSS

Le reste du monde

Notes et références

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