Selon la revue française de science politique, il existerait deux formes d'antipartisme: l'une relevant d'«un antipartisme culturel marqué par des expériences socialisatrices communes négatives et un antipartisme réactif lié aux réactions critiques et conjoncturelles des citoyens»[1].
L'émeute du est une manifestation antiparlementaire et contre les partis traditionnels organisée à Paris devant la Chambre des députés, est liée au scandale de l'affaire Stavisky.
L'antipartisme qui se définit généralement par un rejet des partis traditionnels, se distingue de l'antipolitisme par le fait qu'il autorise un système de pensée politique.
L'antipartisme dit « conjoncturel », se constitue en réaction à une situation précise et singulière à l'instar d'un scandale comme le scandale du Panama ou l'affaire Stavisky en France,
L'antipartisme dit « culturel », généralement plus enraciné dans la société au fil du temps, souvent lié à l'antiparlementarisme.
L'antipartisme est la conséquence directe du désenchantement et du sarcasme observés vis-à-vis de la classe politique et principalement de leurs partis politiques respectifs. Il peut conduire au désengagement politique ou s'exprimer par le vote protestataire et d'autres formes d'engagement politique[3].
Certains antipartistes prônent une démocratie participative ou une démocratie citoyenne au lieu d'une démocratie basée sur l'existence de partis politiques liés à diverses doctrines, et contraire à l'avancement de la société[4].
↑ Montero, José Ramón; Torcal, Mariano et Gunther, Richard «Les sentiments antipartis en Europe du Sud». Pôle Sud [ARPoS, Faculté de droit et de science politique, Montpellier, France], N° 20, 2004, pp. 167-190 (traduction de Cyril Gispert).
↑ Losurdo, Domenico «Démocratie ou bonapartisme, triomphe et décadence du suffrage universel». Paris, éditions Le Temps des cerises, 2003 [traduit de l’italien par Jean-Michel Goux].