Antisémitisme secondaire
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Le concept d'antisémitisme secondaire désigne une variante d'antisémitisme reposant sur la culpabilité qu'inspire la Shoah, au sens où les victimes de la Shoah se voient reprocher les conséquences de la Shoah. Cet antisémitisme se manifeste, entre autres, par la négation et la banalisation de la Shoah[1].
D'après l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), les variantes de l'antisémitisme secondaire reposent toutes sur des allusions à la Shoah pour exprimer indirectement des sentiments antisémites[1]. L'antisémitisme secondaire est dérivé des sentiments de culpabilité qu'inspire la Shoah et ce sont les Juifs qui sont blâmés pour ce sentiment[1].
Selon Bruno Quélennec, les différentes manifestations de l'antisémitisme secondaire se traduisent par l'« incapacité à reconnaître toute forme de responsabilité collective pour la Shoah, par la négation ou la relativisation de l’extermination, par un rejet de sa commémoration, et par une tendance à renverser les rôles de bourreaux et de victimes »[2]. L'antisémitisme secondaire ou antisémitisme du rejet de la culpabilité est souvent résumée dans une « formule attribuée au psychanalyste israélien Zvi Rix » : « les Allemands ne pardonneront jamais Auschwitz aux Juifs », la culpabilité collective allemande inspirant « une nouvelle raison de haïr les Juifs »[2].