Antoine-François Prost de Royer
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Antoine-François Prost de Royer, né le à Lyon et mort le dans la même ville, est une personnalité de celle-ci. Avocat, échevin et lieutenant-général de police, il est connu pour ses opinions humanistes, et les essais qu'il fit pour améliorer la vie des Lyonnais du XVIIIe siècle.
Il naît le dans une famille aisée de Lyon. Son père, François Prost achète une terre à Royer en 1752, et fait modifier son nom ; Antoine-François adopte alors lui aussi ce nom de Prost de Royer[1]. Il mène des études pour exercer la même profession que son père, avocat, il est admis au barreau en 1748[2],[3].
Il est nommé recteur de l'hôpital de la Charité à une date inconnue[4]. En tant que tel, il effectue de nombreuses recommandations visant à préserver au mieux la santé des malades, en particulier des enfants abandonnés[5].
En 1763, il écrit et publie une lettre à l'archevêque de Lyon dans laquelle il argumente en faveur du prêt à intérêt[n 1]. Voltaire souligne la qualité de ce texte[6]. En 1765, il publie De l'Administration municipale ou Lettre d'un citoyen de Lyon, sur l'administration de cette ville. Une sentence de la Sénéchaussée, du ordonne la suppression de cette brochure, « comme pouvant troubler l'harmonie qui règne entre tous les citoyens de la ville de Lyon ».
Alors qu'il n'a que 42 ans, en 1772, le Barreau de Lyon le choisit comme bâtonnier. La même année, il est nommé échevin du quartier de Fourvière[7]. Il est également membre de l'Académie de Lyon[8],[9].
Il devient lieutenant-général de police de la ville de Lyon le . Il cherche à isoler de la ville les activités provoquant le plus de nuisances[10]. Il réorganise, et de fait crée, la police à Lyon. Il s'attaque au monopole des boulangers en accordant le droit de vente aux boulangers forains. Cette nouvelle concurrence conduit à une baisse notable du prix de pain.
Il publie, en 1782, un manifeste plaidant pour une meilleure représentativité des femmes dans l'administration[11].
Il meurt le 21 ou le [12].
Publications
- Lettre à Mgr l'archevêque de Lyon, dans laquelle on traite du prêt à intérêt à Lyon, appellé ["sic"] dépôt de l'argent, Lyon, 1770, 104 p.
- De l'administration municipale ; ou Lettres d'un citoyen de Lyon sur la nouvelle administration de cette ville Auteur Lyon, 1765, 334 p. lire en ligne sur Gallica
- Mémoire sur la conservation des enfants, lu dans l'assemblée publique de l'Académie des sciences, belles-lettres & arts de Lyon, le . Lyon lire en ligne sur Gallica
- Dictionnaire de jurisprudence et des arrêts, ou Nouvelle édition du Dictionnaire de Brillon. [co-auteurs : Pierre-Jacques Brillon et Jean François Armand Riolz, continuateur] 7 vol., Lyon, 1781-1788, Imprimerie d' Aimé de la Roche lire en ligne sur Gallica
Postérité
Ses combats, notamment contre le monopole des boulangers, sont racontés dans le roman La part de l'aube d'Éric Marchal, paru en .