Antoine Bouchier
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| Antoine Bouchier | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Périgueux |
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| Décès | (à 60 ans) Périgueux |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | ||||||||
| Évêque constitutionnel de la Dordogne | ||||||||
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Antoine Bouchier (né à Périgueux le , mort à Périgueux le ) est un ecclésiastique qui fut évêque constitutionnel de la Dordogne de 1800 à 1801.
Issu d'une famille bien implantée à Périgueux depuis le XVIe siècle, son père, Pierre, appartient à la bourgeoisie de la ville et fait le commerce de colles, marié à Marguerite Robert. Antoine est le second enfant d'une fratrie qui en comprend cinq connus[1].
A l'image de l'un de ses oncles qui devient curé de Carsac, il entre dans les ordres le , à l'âge de 22 ans, comme le confirme un acte notarié passé chez le notaire Lavavé. Deux ans plus tard, il entame son ministère, devenant successivement dans les différentes paroisses de Périgueux :
- Prêtre vicaire de Saint-Silain (1765-1768) ;
- Prêtre vicaire de la cathédrale Saint-Front (1768-1776) ;
- Curé de Saint-Martin (le 20/1/1776) ;
- Curé de Saint-Silain (du 20/1/1777 à 1791)[1].
Parallèlement, il occupe les fonctions de chapelain de la prison du Consulat[2], située dans la maison commune de la place Coderc[3] de Périgueux.
Alors qu'il officie à Saint-Front, il est initié le au sein de la loge maçonnique L'Anglaise[4] (également citée sous le titre de L'Anglaise et l'Amitié[5] ou de L'Amitié) de Périgueux, créée par la loge mère L'Anglaise de Bordeaux pour prendre rang le sous l'égide de la Grande Loge d'Angleterre. La loge de Périgueux, recevant les mêmes modèles de constitution que son aînée de Limoges, créée en 1751, par L'Anglaise de Bordeaux, confirme en cela l'existence d'un « modèle de la propagation de la [franc-]maçonnerie [...] assurant une certaine unité dans la diffusion des pratiques »[4].
Antoine Bouchier reste fidèle aux idées et principes maçonniques, acceptant en 1774 que sa loge d'initiation soit rattachée au Grand Orient de France sous le nom définitif de L'Anglaise de L'Amitié et ce jusqu'à sa cessation d'activité en 1792[6]. Il ne participe cependant pas au réveil de cette dernière le , étant décédé un an auparavant.
Mais ce ne sont pas pour ses activités franc-maçonniques qu'il s'illustre et qu'il s'inscrit dans l'histoire révolutionnaire de la ville de Périgueux.