Antoine Bénigne Suremain de Missery
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Antoine Bénigne Suremain de Missery |
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Antoine Bénigne Suremain de Missery, né le à Dijon et mort le à Beaune est un militaire et mathématicien français.
Famille et formation

Antoine Bénigne Suremain de Missery est issu d'une famille ayant accédé à la noblesse française par une charge de secrétaire du roi (1701-1724)[1]. Il naît le à Dijon du mariage de Jean-Baptiste-Claude Suremain de Missery, seigneur de Flammerans, conseiller au parlement de Bourgogne, et de Marie Denise-Gabrielle de Fontette de Sommery. Il est baptisé le lendemain en la cathédrâle Saint-Martin de Dijon[2]. Son père est à l'origine du château de Missery (Côte d'or), tel qu'il est encore au XXIe siècle.
Antoine Bénigne Suremain de Missery passe la majeure partie de sa vie à Beaune.
Après des études de mathématiques, il est élève à l’École militaire de Paris où il entre le , après avoir produit le certificat de noblesse exigé. Il est condisciple de Napoléon Bonaparte.
Militaire
Antoine Bénigne Suremain de Missery est nommé lieutenant en second le et occupe le poste d’officier au Corps royal d’artillerie en 1789 sous le règne de Louis XVI. Il donne sa démission qui est agréée le pour s’adonner ensuite aux mathématiques et à la physique[3].
Mathématicien
Antoine Bénigne Suremain de Missery est élève de Gaspard Monge, comte de Péluse, mathématicien, auteur, homme politique et fondateur de l’École polytechnique.
Ses études et expériences font l'objet de plusieurs ouvrages portant sur des sujets scientifiques divers comme les mathématiques, la physique, le magnétisme, l'acoustique, la géométrie des sons, la théorie musicale[4] mais aussi d'autres sujets comme la philosophie et la religion.
Il est correspondant de l'Académie des sciences et membre non résident de l'Académie de Dijon et de diverses sociétés savantes notamment la société des sciences de Paris[5]. Ses recherches mathématiques sont conservées à l'Institut, on y voit qu'il est le père de nombreuses résolutions algébriques qui sont la base de nos mathématiques, il est notamment l'auteur de la solution[6] du jeu du solitaire[7]. Avec treize autres érudits locaux, il est l'un des membres fondateurs de la Société d’histoire, d’archéologie et de littérature de Beaune. Il est élu premier président de la société le [8]. Sa présidence dure quelques semaines, du au [5].
Mort

Veuf d'Émilie Alexandrine Viénot de Vaublanc (1770-1825) qu'il avait épousé à Beaune le 19 pluviose an 4 ()[9], il meurt le à son domicile de Beaune[10],[3]. Il est inhumé au cimetière de Beaune[11].