Antoine Chavasse
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Ordonné prêtre en 1932[4] ou 1934[2], il soutint sa thèse de doctorat à l’Institut catholique de Lyon en 1938[5]. Il fut professeur de cette université entre 1938 et 1956[4], l’année dans laquelle il passa à l’université de Strasbourg. C’est là qu’en 1958 il soutint sa thèse d’État en théologie[6], consacrée au sacramentaire gélasien[5], et qu’il travailla jusqu’en 1983[4] ou 1986[7].
Travaux scientifiques
Signification pour l’histoire des sciences liturgiques
Antoine Chavasse compte parmi les « maîtres de la science liturgique française »[8]; ce fut un érudit, considéré comme une autorité dans son domaine[6]. Il travailla principalement sur l’histoire ancienne du rite romain[3]. On lui doit la découverte de l’existence, pendant le Haut Moyen Âge, de deux formes de liturgie romaine: liturgie stationnale (présidée par le pape) et liturgie paroissiale (présidée par les prêtres)[9],[10]. Il montra aussi que les nomes traditionnels des sacramentaires romains (Sacramentarium Leonianum, Gelasianum, Hadrianum) ne correspondaient pas à la réalité historique[5]. Il publia une édition critique des traités de saint Léon le Grand[11].
Sa reconstruction du cycle des lectures du rite romain au Ve siècle fut à l’origine du choix des lectures bibliques dans le lectionnaire romain modifié après le Concile Vatican II (série A, 3e, 4e et 5e dimanches de Carême)[12].
Publications choisies
- Antoine Chavasse (1909-2005), Le Sacramentaire gélasien, Vaticanus Reginensis 316, sacramentaire presbytéral en usage dans les titres romains au VIIe siècle, (lire en ligne)
- Antoine Chavasse, « L'organisation stationnale du Carême romain, avant le VIIIe siècle. Une organisation « pastorale » », Revue des sciences religieuses, vol. 56, no 1, , p. 17–32 (DOI 10.3406/rscir.1982.2933, lire en ligne, consulté le )
- Antoine Chavasse, La liturgie de la ville de Rome du Ve au VIIIe siècle : une liturgie conditionnée par l'organisation de la vie in Urbe et extra muros : Analecta Liturgica 18, Roma, Pontificio Ateneo S. Anselmo, coll. « Studia Anselmiana » (no 112), , 356 p.