Antoine Havet
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| Évêque de Namur Diocèse de Namur | |
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| à partir du | |
François de Wallon-Capelle (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
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| Formation | |
| Activités |
Évêque catholique (à partir du ), prêtre catholique |
| Ordre religieux | |
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| Consécrateurs |
François Richardot, Martín Cuyper (d) |
Antoine Havet, né en 1513 à Simencourt, Pas-de-Calais (France) et mort le à Namur (Belgique), était un religieux de l'ordre des Dominicains. De 1561 à 1578 il fut le premier évêque du diocèse nouvellement créé de Namur.
Il étudia la philosophie et la théologie à La Sorbonne, obtenant le titre de docteur le . Il se fit une réputation de prêcheur à Paris aussi bien qu'aux Pays-Bas. En 1553, on l'envoya à Rome comme définiteur de sa province auprès du Chapitre général[1]. De retour aux Pays-Bas, il fut élu prieur des Dominicains d'Arras[1] En 1545, il participa au Concile de Trente et fit partie du groupe des 13 pères conciliaires chargés d'établir l'index des livres défendus.
Marie de Hongrie le fit chapelain de la cour royale de Bruxelles et en fit son directeur spirituel. Il fut confirmé comme chapelain par Marguerite de Parme, qui en fit même le premier évêque de Namur à la création du diocèse en 1559[1]. Il fut consacré évêque le en l'église abbatiale de Saint-Sauveur d'Anchin par Monseigneur François Richardot, évêque d'Arras.
Il participa au concile provincial de l'archidiocèse de Cambrai convoqué par Maximilien de Berghes en 1565, militant pour une application stricte et immédiate des canons tridentins, en dépit de l'opposition du chapitre de Cambrai[2]. Au mois de , il tint un synode diocésain à Namur, dont les statuts furent publiés à Louvain en 1571 par Jan Bogard[1]. En 1572, capturé par les sécessionnistes, il refusa de rejoindre leur cause, fut molesté et finalement rançonné[2]. À peine libéré, il appela au retour du duc d'Albe. En 1576, il rallia les États généraux des Pays-Bas (dix-sept provinces) à propos de la Pacification de Gand, et en 1577 fut signataire de l'Union de Bruxelles[1].
Il meurt l'année suivante et ses restes se trouvent de nos jours dans le caveau des évêques sous le chœur de la cathédrale de Namur[3].
