Wikiwand AI

Antoine II de La Tour Saint-Vidal

From Wikipedia, the free encyclopedia

Antoine II de La Tour Saint-Vidal est une personnalité militaire et politique de la France de l'Ancien Régime : baron de Saint-Vidal, sénéchal de France, grand maître de l'artillerie de France pour la Ligue catholique.

Naissance
Décès
Activité
Faits en bref Grand maître de l'artillerie de France, Naissance ...
Antoine II de La Tour Saint Vidal
Fonction
Grand maître de l'artillerie de France
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Blason.
Fermer

Biographie

La maison de La Tour

Une famille de Saint-Vidal est connue dès le XIIe siècle, son patronyme étant Goudet.

Adhémare Goudet, dame héritière de Saint-Vidal, épouse Hugues de la Tour. On leur connaît au moins deux enfants : Lucie de Saint Vidal, mariée à Armand de Servissas, et Hugues II de La Tour, seigneur de Saint-Vidal. En 1288, Armand VI, vicomte de Polignac, laisse au seigneur de Saint Vidal la haute justice du lieu. De son mariage avec Girine de Glavenas, fille de Pierre, seigneur de Saint-Julien, il laisse une fille, Vierne, mariée à Martin de Brion, seigneur de Brion (Lozère), et un fils, Maurice de La Tour, seigneur de Saint-Vidal, marié à Randonne de Joyeuse, fille de Dragonnet de Châteauneuf, seigneur de Joyeuse, et de Beatrix de Roquefeuil-Nant.

Le père d'Antoine de La Tour Saint-Vidal et de Gabrielle de Montfaucon, fille de Gabrielle et de Marie Stuart d'Aubigny, est Antoine Ier de La Tour, qui fait construire au XVIe siècle le château du Villard au bord de la Gagne. Il est tué le au siège de Calais. Il s'était remarié en 1533 avec Françoise d'Albon, fille de Guillaume, seigneur de saint-Forgeux, gentilhomme de la Maison du roi, et de Gabrielle de Saint-Priest qui lui avait donné un fils, Claude-Henri de La Tour-saint-Vidal, et plusieurs filles.

Il est le lointain cousin par alliance de Anne de Joyeuse, favori de Henri III, avec qui il combattra durant les guerres de Religion.

Les guerres de religion

Les Guerres de Religion affligèrent le Velay de 1560 à 1596. Antoine est alors gouverneur du Velay et du Gevaudan.

En compagnie de Gaspard de Montmorin-Saint-Herem, gouverneur de l'Auvergne, le il reprend La Chaise-Dieu qui était entre les mains des protestants depuis le [1]. Non loin de Saint-Étienne il rattrape et bat les troupes du Chevalier des Blacons (lieutenant du baron des Adrets, chef des protestants en Dauphiné), commandant militaire du raid Huguenot qui prit La Chaise-Dieu, et avait sur son passage dévasté la région du Puy et le château de la Rochelambert à Saint-Paulien.

Le , après de violents combats, il reprend le bourg d'Espaly lui aussi envahi par des Huguenots, et en récupère la forteresse le après des pourparlers.

Antoine joue ensuite un rôle de premier plan en devenant sénéchal de France, puis Grand maître de l'artillerie de France pour la Ligue catholique.

Le , après deux jours de combat, il reprend Saint-Agrève. Il perd un œil, crevé par la balle d'une arquebuse[2].

En décembre 1585, il fait échouer une attaque soudaine de François de Coligny sur Le Puy[3].

Le , après un siège de huit semaines, il reprend Saint-Agrève pour la seconde fois.

Il fait renforcer sa maison-forte de Saint-Vidal, la transforme en véritable forteresse : les donjons sont modifiés, les communs multipliés et fortifiés, la muraille renforcée par des talus, l'ensemble étant parfaitement transformé pour utiliser des pièces d'artillerie, et résister à des tirs d'artillerie.

Ses choix durant les guerres de religion (il se range du côté de la Ligue catholique le ) valent à son château d'être assiégé pendant huit jours en juillet 1591 par les troupes d'Henri IV, en l'occurrence par Chambaud et ses protestants du Vivarais, aidés par des soldats de la garnison de Polignac. La forteresse résiste (on peut voir les impacts des boulets dans les tours de la forteresse) jusqu'à ce que ses assaillants lèvent le siège et partent renforcer les défenseurs d'Espaly.

Mais Antoine n'a pas assisté à tout cela, car le il s'est rendu au Puy prendre le commandement des troupes de la Ligue qui combattent à Espaly. Les combats durent jusqu'au , puis les belligérants s'accordent pour un cessez-le-feu.

Le , lors d'une entrevue entre les chefs Royalistes et Ligueurs sur le pont d'Estroulhas, sur la Borne (rivière) à la limité entre Aiguilhe et Espaly-Saint-Marcel, Antoine, son lieutenant et plusieurs de leurs hommes sont assassinés.

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks