Antoine Boulay de la Meurthe
personnalité politique française
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Antoine Boulay de la Meurthe, né à Chaumousey (Vosges) le et mort le à Paris, créé comte de la Meurthe et de l'Empire en 1808, est un homme politique français du Premier Empire.
| Antoine Boulay de la Meurthe | |
Boulay de la Meurthe, conseiller d'État par Frédéric Christophe d'Houdetot. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre d'État Ministre français de la Justice | |
| – (15 jours) |
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| Monarque | Napoléon Ier |
| Prédécesseur | Jean-Jacques-Régis de Cambacérès |
| Successeur | Étienne-Denis Pasquier |
| Président du Conseil des Cinq-Cents | |
| – (29 jours) |
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| – (1 mois et 4 jours) |
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| – (29 jours) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Antoine Jacques Claude Joseph Boulay |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Chaumousey (France) |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | Paris (France) |
| Nationalité | française |
| Parti politique | Droite, bonapartiste |
| Famille | Famille Boulay de La Meurthe |
| Religion | Catholicisme |
| modifier |
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Biographie
Antoine Jacques Claude Joseph Boulay, né dans une famille de laboureurs aisés de l'actuel département des Vosges, est recueilli par son oncle, curé de Vandœuvre-lès-Nancy, fait ses études de droit à Nancy et devient avocat à Paris en 1789.
Sous la Révolution
Au début de la Révolution, Antoine Boulay vit à Paris et est lié à Camille Desmoulins. Revenu à Nancy, il est volontaire dans le 2e bataillon de la Meurthe en 1792 avec lequel il participe à la bataille de Valmy. Tombé malade, il est élu juge au tribunal de district de Nancy mais, destitué peu de temps après, il s'enrôle dans le 4e bataillon de la Meurthe où il participe aux combats de Wissembourg en 1793[1]. Après avoir une nouvelle fois quitté la vie militaire, il est nommé président de ce tribunal en .
Sous le Directoire, il est élu du département de la Meurthe au Conseil des Cinq-Cents en 1797 où il devint « l'âme » du parti modéré. Il soutient le coup d'État du 18 Brumaire (), et se voue dès lors à la fortune de Napoléon Bonaparte.
Sous le Premier Empire
Le , après avoir refusé le ministère de la Police, il est nommé président de la section de législation au Conseil d'État par Napoléon Bonaparte et prend une part active à la rédaction du Code Napoléon.
Antoine Boulay reçoit en 1808 le titre de comte de l'Empire. Dorénavant appelé comte Boulay de la Meurthe[2], il est appelé en 1810 au Conseil privé, et plus tard au Conseil de régence. En 1815, pendant les Cent-Jours, il est nommé ministre de la Justice et participe à la rédaction de l’Acte additionnel aux constitutions de l'Empire. Il tente vainement de faire proclamer Napoléon II mais il est exilé en Allemagne de 1815 à 1819 au retour des Bourbons sur le trône de France. Il rentre en 1819 mais resta éloigné de la vie politique.
Publications
Il publie en l'an VII (1799) un Essai sur les causes qui amenèrent en Angleterre l'établissement de la République et en 1818, le Tableau politique des règnes de Charles II et de Jacques II, ouvrages qui étaient autant des écrits de circonstance que des œuvres historiques.
Descendance
Les enfants d'Antoine Boulay de la Meurthe sont les comtes Henri Boulay, vice-président de la République française en 1849, et François-Joseph Boulay, dont la fille Henriette (1809-1884), mariée en 1834 à Louis-Jules Chodron, sera la mère d'Alphonse Chodron de Courcel, grand-père de Geoffroy Chodron de Courcel et de Georges, arrière-grand-père de Bernadette Chirac.
Hommages
À Épinal, la rue Boulay-de-la-Meurthe, percée en 1881-1882, rend hommage à Antoine Boulay de la Meurthe et à son fils Henri[3].
