Antoine Radigues naît le à Reims ou à Paris[1]. Il est le fils de Jacques Vivencien Radigues[2].
Il étudie à Paris, voyage en Hollande, en Angleterre[Note 1] et en Allemagne et, en 1764, arrive à Saint-Pétersbourg où il est invité à enseigner la gravure à l'Académie des sciences et des arts, à la place de G.-F. Schmidt[3]. Il y enseigne de 1765 à 1769[2].
Son premier travail en Russie est la gravure de 30 représentations des funérailles de l'impératrice Élisabeth Petrovna, sur lesquelles il travaille pendant 3 ans alors que l'artiste a presque perdu la vue, mais par ordre des autorités supérieures, elles n'est pas complètement terminées et ne sont pas publiées[3]. En 1767, il peint le portrait de l'impératrice Catherine II d'après l'original d'Eriksen, le plus ressemblant de tous ceux qui existent[3]. L'année suivante, il est renvoyé de l'Académie des sciences, mais reste à Saint-Pétersbourg jusqu'à la fin de sa vie[3]. De toutes ses œuvres, outre les 30 planches mentionnées ci-dessus, nous en connaissons 30 autres, dont 18 exécutées en Russie; ces dernières ne sont que des portraits[3]. Il doit sa formation initiale à Nikolaï Outkine et à I. Bersenev, mort prématurément[3].
Antoine Radigues meurt le [1] ou à Saint-Pétersbourg[2].
[Mézin et Rjéoutski 2011] Anne Mézin et Vladislav Rjéoutski, Les Français en Russie au siècle des Lumières: dictionnaire des Français, Suisses, Wallons et autres francophones en Russie de Pierre le Grand à Paul Ier, vol.2, , 1424p. (ISBN9782845590465, lire en ligne), p.693.