Antoine Rey-Dussueil

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Décès
(à 51 ans)
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Nationalité
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Antoine Rey-Dussueil
Biographie
Naissance
Décès
(à 51 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Activité

Antoine François Marius Rey-Dussueil (1798-1851) est un journaliste et romancier français.

Il voit le jour à Marseille le (ou 23 messidor An VI), rue des Phocéens, dans le quartier du Panier[1]. Son père est né à Marseille d'une famille originaire du Rouergue (Compeyre, Aveyron), établie depuis peu dans cette ville, tandis que par sa mère, Antoinette Élisabeth Dussueil, il appartient à une famille qui réside dans la cité phocéenne depuis le début du XVIIIe siècle[2].

Son père est receveur de la Loterie royale et du côté de sa mère, les métiers de la famille se rattachent à la marine ou à la savonnerie.

Il est élève au lycée Thiers, à l'époque unique lycée de Marseille[3]. Selon divers auteurs, la famille du jeune Antoine François Marius aurait souhaité en faire un juriste et il aurait poursuivi des études juridiques à Aix-en-Provence et à Paris où il aurait peut-être accompagné son ami Joseph Méry, également parti de Marseille pour étudier le droit[4].

Séjournant tantôt à Paris et tantôt en Provence, on ignore à la suite de quelles circonstances il décida d'abandonner la filière juridique pour s'orienter vers le journalisme et l'écriture. On ne sait pas non plus le contexte qui l'a conduit à posséder une parfaite maîtrise de la langue italienne qui lui a permis de faire une traduction remarquée des Fiancés de Manzoni qui continue à faire autorité de nos jours.

Alors que, comme certains de ses amis journalistes ou hommes de lettres, il aurait pu se choisir un pseudonyme, il préféra se faire connaître en réunissant les patronymes de ses parents.

Le , il épouse à Paris Élisabeth Carrin, parente de Jean-Guillaume Hyde de Neuville[5], dont il eut deux filles dont, à ce jour, on ignore la destinée[6]. Sur le plan matériel, la vie de A.F Marius devint plus difficile après la révolution de 1830 où un changement de législation mit fin à l'activité du bureau de Loterie royale qui faisait vivre sa famille : « Il vivait dans l'aisance, grâce au produit d'un excellent bureau de loterie, tenu par sa famille à l'entrée de la rue d'Aix; la suppression de ces bureaux, après la révolution de juillet, le mit à la gêne; ce qu'il retirait de ces écrits, l'empêchant tout au plus de mourir de faim, à Paris où il était allé chercher fortune » [4].

Sa situation personnelle ne cessa de se dégrader avec le temps; il est vraisemblable qu'il perdit son épouse et que « l'existence épuisante du journalisme parisien »[4] finit par altérer sa raison.

Dans son Histoire de la littérature dramatique, Jules Janin écrit : « En ce lieu (un asile honorable, non loin des Petites-Maisons), végétait déjà un homme d'un vrai talent, qui avait fait des livres que le public avait lus avec grand plaisir (...) nous voulons parler de M. Rey-Dussueil, un enfant de Marseille. »

On lit, plus nettement, par ailleurs :  Il était fou depuis longtemps, et sans les secours qui lui étaient accordés par le ministère de l'Intérieur, il se serait trouvé dans la plus affreuse misère[7].

Il meurt à Paris le [8],[6].

Carrière

Notes et références

Liens externes

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