Antoine Simon Durrieu

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Guerres de la révolution et guerres napoléoniennes

Antoine Simon Durrieu naît le à Grenade-sur-l'Adour, en Gascogne, et est baptisé le même jour[4]. Il est le fils de Jean Marie Durrieu, notaire, et de son épouse, Marthe Josèphe Castandet.

Antoine Simon Durrieu effectue ses études au séminaire d'Aire-sur-l'Adour et en sort en 1793 pour se rendre, avec le corps des gardes nationaux de Bayonne, sur les bords de la Bidassoa pour garder à la frontière les positions que la troupe de ligne ne pouvait occuper. En 1795, Il devient capitaine des volontaires basques puis entre en 1795 dans l'armée des Pyrénées-Orientales. La paix faite avec l'Espagne, il passe en Italie et combat dans le Tyrol avec les généraux Joubert et Belliard. Après Malte, il se distingue aussi à la bataille des Pyramides (le ) au sein de l'Armée française d'Orient commandée par le général Bonaparte[1],[2].

Revenu en France pour cause de santé, il combat courageusement aux batailles d'Engen, de Moeskirch, de Biberach, de Marengo et au passage du Mincio. Il demeure néanmoins capitaine pendant quatorze années. Ayant été blessé en Calabre sous les ordres du général Masséna, il est enfin nommé chef de bataillon en 1807, et dix-huit mois plus tard, colonel sur le champ de bataille de Wagram (5-). Le , Napoléon le fait chevalier de l'Empire. Lors de la campagne de Russie en 1812, il devient chef d'état-major général du prince Eugène de Beauharnais, qui remarque sa conduite à la bataille de la Moskowa, le [1],[2].

La défense de Glogau lui est confiée. Il prend part aux batailles de Lützen et de Bautzen (1813). Devenu général de brigade le , il se renferme avec un fort détachement dans Torgau sur l'Elbe, où une fièvre épidémique consume 25 000 hommes. Attaqué par les Prussiens, il leur résiste mais est fait prisonnier en 1814. Il est libéré après la chute de l'Empire[5].

Rentré en France, lors de l'invasion il est en 1815 chef de division au ministère de la Guerre. Les Cent-Jours l'ayant rappelé à l'activité, il participe aux combats à Fleurus et est blessé à Waterloo le [1].

Napoléon Bonaparte avait dit de Durrieu : « Si tous ceux qui étaient chargés de défendre le sol de France avaient ressemblé à Durrieu, jamais le sol n’eut subi l’outrage d’être foulé par l’étranger[2]. »

Expéditions en Méditerranée

L’expédition française de Morée en 1828 (par Jean-Charles Langlois)

Rallié à la Restauration, il est nommé en 1818, un des seize maréchaux de camp du corps royal d'état-major. Il participe en tant que chef d'état major à l'expédition d'Espagne (1823), puis à l'expédition de Morée (1828) lors de la guerre d'indépendance grecque.

En Grèce, dans le Péloponnèse, Il libère la ville de Modon (le ) et prend le « château de Morée » de Patras (le ) aux troupes d'occupation turco-égyptiennes d'Ibrahim Pacha. Le Maréchal Maison, sous le commandement duquel il sert, et lui-même, quittent le sol grec après 8 mois de mission, le , après avoir totalement libéré le Péloponnèse de l'occupant[6]. Au cours de cette campagne, le , il est promu par le roi Charles X général de division, puis à son retour en France, baron le [1],[2].

Activités parlementaires

Sous la Monarchie de Juillet, chargé du commandement de la division d'Ajaccio, Durrieu reçoit le titre d'inspecteur général d'infanterie en 1833. Candidat du gouvernement, il est élu député du département des Landes (circonscription de Saint-Sever) à la Chambre des députés pour cinq mandats successifs (de 1834 à 1845, IIe - VIe législature)[3]. Nommé Pair de France par Louis-Philippe le , il siège également à la Chambre des pairs entre 1845 et 1848.

Lors de la révolution de 1848, il est placé à la retraite d'office en qualité de général de division, le , soit après 54 ans de service dans l’Armée française[5]. Le , il est rappelé par les électeurs des Landes pour remplacer l'économiste Frédéric Bastiat à l’assemblée, et est élu pour un mandat de représentant du peuple à l'Assemblée nationale législative de la Deuxième République[3].

Tombe d'Antoine Simon Durrieu, au cimetière de Saint-Sever (Landes)

Retiré à Saint-Sever après sa retraite définitive, il y meurt le [7]. Sa tombe au cimetière municipal est surmontée d'une pyramide à l'égyptienne, probablement en souvenir de la mémorable campagne napoléonienne de 1798.

Décorations, grades militaires et fonctions représentatives

Annexes

Notes et références

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