Antoine Tocquet de Montgeffond
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| Ministre général des Chartreux | |
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| - | |
Ambroise Crollet (d) |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 71 ans) |
| Activité |
| Ordre religieux |
Ordre des Chartreux (à partir de ) |
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Antoine Tocquet de Montgeffond, né le à Montgefond (Jura) et mort le , est un moine chartreux, français qui fut prieur de Grande Chartreuse et ministre général de l'ordre des Chartreux. Son généralat est marqué par la crise janséniste de 1723-1725.
Antoine Tocquet de Montgeffond est né le , au château de Montgefond, dans un petit village du Jura, nommé Vosbles[1]. Il est le fils de Claude Tocquet, seigneur de Montgeffond et de Anne de Marcieu, petit fils de François de Tocquet, seigneur de Montgeffond[2] et le frère de Ennemond-Louis de Tocquet de Montgeffond, marquis de Meximieux-Montgeffond[note 1].
Il fait profession à la Grand Chartreuse, le . Dom Innocent Le Masson, le choisit comme secrétaire en 1693 et il est élu prieur et général de l’Ordre, le [3].
Le nouveau général porte toute son attention sur le jansénisme. Dom Antoine de Montgefond, ne laissant à aucun autre officier, ni même au Chapitre général, le soin de traiter les questions d’orthodoxie religieuse au sein de l’ordre. Il a tout particulièrement l’œil sur le royaume de France, où 68 chartreuses regroupent environ 1 200 pères, frères et religieuses, qu’il s’agit de préserver de la tentation janséniste[4].
Dès 1710, les livres jansénistes sont interdits dans les cloîtres de chartreux. Il ordonne à ses religieux, en 1710 , de signer le Formulaire, d'Alexandre VII. Le chapitre général de 1723, sous son inspiration rend l'ordonnance spéciale Quo Zelo, aux sept provinces de France: « aucun novice ne sera admis, aucun religieux ne recevra les Ordres sacrés et ne sera appelé à diriger les âmes, s'il n'a souscrit premièrement le Formulaire d'Alexandre VII et ne s'est soumis, de bouche et de cœur, à la bulle Vineam Domini et à la constitution Unigenitus ». L'année suivante, en 1724, le chapitre confirme cette ordonnance[1].
Le chapitre général de 1725 déclare suspens et interdits 26 maisons, avec menace d'excommunication; quatorze avaient eu recours à un appel schismatique, le chapitre les excommunie nommément; dix avaient même rétracté la signature qu'ils avaient apposée au Formulaire, le chapitre les frappe d'excommunication nominale[5]. Le chapitre général prononce de nouveau l'excommunication contre les chartreux passés aux Pays-Bas plutôt que de se soumettre. Compte tenu des nombreuses amitiés sur lesquelles peuvent compter les chartreux au sein des milieux parlementaires, il n’a aucun mal à faire interdire les libelles jansénistes par un arrêt du Parlement de Paris du . Cinq jours plus tard, il s’adresse personnellement aux chartreux d’Utrecht, exhortés à renoncer à leur aveuglement et à retourner au sein de l’ordre[6].
En 1727 , le chapitre les excommunie définitivement et tout lien entre eux et leurs anciens confrères est brisé. La même année, le chapitre permet à la province de France-sur-Seine de rouvrir ses noviciats fermés depuis plusieurs années[1].
Il meurt en charge le .
Écrits
- (en) Breviarium Sacri Ordinis Cartusiensis. Cura et jussu reverendi patris domni Antonii, totius ordinis generalis moderatoris correctum et impressum, (lire en ligne).
- Deux lettres à Joseph Languet. s.l.n.d. (Correrie, 1726 ?), 3 p.
- Lettre des chartreux retirés en Hollande, au R.P. dom de Montgeffou, prieur de la Grande Chartreuse, . Bibliothèque Municipale de Grenoble, E. 2991 (3).
- Lettre du R.P. général des Chartreux aux religieux chartreux retirez en Hollande à l’occasion de la constitution Unigenitus et du décret du chapitre général, . s.l.n.d. (Correrie, 1726), 20 p.
- Lettre du R.P. général de l’Ordre des chartreux à dom Antoine Hudelet, chartreux revenu d’Utrecht et rentré dans son Ordre. s.l.n.d. (Correrie, 1729 ?), 3 p.
- Réponse du R.P. Prieur et général de l’Ordre des chartreux. s.l.n.d. (Correrie ?), 26 p.