Antoine Van den Kerckhove
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Famille
Antoine (Joseph Augustin Antoine) Van den Kerckhove, dit Nelson, né rue des Tanneurs no 44 à Bruxelles le , est le fils du sculpteur Augustin Van den Kerckhove (1825-1895) et de Françoise Hortense Turlot (1823). Il se marie en premières noces à Schaerbeek le avec Charlotte Josine Vanderfeesten (1848), dont il a un fils, le sculpteur Paul Van den Kerckhove (1876). Puis, après son veuvage, il épouse le dans le 16e arrondissement de Paris Eugénie Joséphine De Lait (1849)[1].
Formation
Antoine Van den Kerckhove est étudiant auprès de son père, le sculpteur Augustin Van den Kerckhove, puis à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles[2].
Carrière

Antoine Van den Kerckhove commence à participer aux expositions triennales belges au Salon de Bruxelles de 1872, où il envoie deux bustes en plâtre. Au Salon de Bruxelles de 1878, son David armant sa fronde est accueilli comme un buste juste et bien posé, qui de distingue par un coup de ciseau carré, ennemi du maniéré[3],[4].
Au Salon de Bruxelles de 1881, il obtient une des quatre médailles d'or récompensant son œuvre Statue de Chapuis. Il envoie ses œuvres à l'Exposition universelle coloniale et d'exportation générale à Amsterdam en 1883 et à l'Exposition universelle de 1885 à Anvers[5].
À partir de 1890, Antoine Van den Kerckhove travaille à Paris et séjourne également à Londres. Sa vie et sa carrière ne sont plus documentées après 1910[2].
Œuvre
Caractéristiques


Auteur de nombreux bustes et d'objets décoratifs réalisés en bronze, en marbre et en pierre, Antoine Van den Kerckhove réalise également plusieurs statues destinées aux monuments publics de Belgique[2]. En 1872, il crée Le Travail agricole, groupe en pierre placé à l'angle droit supérieur de la façade postérieure de la Bourse de Bruxelles[3].
Il est aussi, en 1880, l'auteur du monument à Grégoire-Joseph Chapuis à Verviers, médecin et homme politique, martyr décapité sur cette place sous les ordres du dernier Prince-évêque de Liège François-Antoine de Méan quelques semaines avant la fin de l'Ancien Régime. Selon le quotidien L'Écho du Parlement, « Grégoire Chapuis est représenté dans une attitude à la fois rêveuse et énergique. Fermement campé et tenant d'une main un papier avec cette inscription « Mariage civil », il semble à la fois défier ses bourreaux et regarder vaguement dans l'avenir. À ses pieds, la hache et le billot indiquent que fut le sort que le parti réactionnaire réserva à ce grand penseur, doublé d'un homme de bien. Comme conception et comme exécution, la statue est une œuvre tout à fait remarquable qui classera définitivement l'artiste parmi les meilleurs sculpteurs du pays[6] »
Il sculpte le buste en bronze du journaliste libéral Victor Hallaux au cimetière d'Ixelles en 1896. Au palais des princes-évêques de Liège, figurent ses deux bas-reliefs intitulés Duel de la Place Verte et Assassinat de Sébastien La Ruelle et ses statues de Charles Martel et de Pépin de Herstal datant de 1884[2].
Collections muséales
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)[7] :
- Buste de Sébastien Slodtz, sculpteur (1882), buste en bronze, inventaire no 2868, format 64 × 59 × 43,5 cm, commandé pour le musée ;
- Buste de Lucas Faydherbe, sculpteur (1882), buste en bronze, inventaire no 2871, commandé pour le musée.