Pendant son épiscopat, il fit reconstruire, en 1565, la maison de plaisance des évêques d'Amiens de Montières[1].
Le , il donna la permission d'ériger en l'honneur de Saint Roch, une confrérie dans l'église paroissiale de la Trinité d'Eu (la chaussée d'Eu, doyenné de Gamaches)[2].
Il fut abbé commendataire de l'abbaye de Sélincourt du jour de Pâques 1552 jusqu'à sa mort. Il fit restaurer les vitraux et embellir cette église. En 1570, il confia l'administration de l'abbaye à Nicolas de la Guiche. Une inscription placée dans l'église abbatiale relatait que «le cardinal Antoine de Créquy ayant fait transporter, la Sainte Larme en son hôtel épiscopal d'Amiens, fut fort étonné un jour de ne plus la voir dans le reliquaire «Il le tourna et retourna de tous côtés sans que rien apparaisse. Cela, continue un auteur contemporain, luy fit connaître que Dieu n'avoit pas agréable qu'elle fut enserrée dans son cabinet, mais dans le saint lieu où elle avoit toujours été honorée. Le reliquaire fut reporté à Selincourt par deux religieux la Sainte Larme reparut lorsqu'ils arrivèrent sur le terroir de l'abbaye»[3].
Son portrait peint à l'huile sur toile, se trouvait à la fin du XIXesiècle dans les collections de l'évêché d'Amiens [4].
Sa devise était: Prisca lux, dux certa salutis (l'ancienne lumière est le guide certain du salut)[5]. Cette devise se comprend quand on prend conscience qu'Antoine de Créquy vivait à l'époque du concile de Trente
↑ Amédée Boinet, «Note sur Antoine de Créquy, évêque d'Amiens», Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, t.22, , p.500
↑ Auteur du texte O. de Bessas de La Mégie, Légendaire de la noblesse de France , par le Cte O. de Bessas de La Mégie, Paris, Librairie centrale, (lire en ligne), p.59