Antoine de Waele, latinisé en Antonius Walaeus, né le à Gand et mort le à Leyde, est un pasteur protestant et théologien calviniste hollandais.
Il est né à Gand, où son père, Jacques de Waele, s’est réfugié après l'exécution du comte d'Egmont en 1568. La famille part ensuite pour la Zélande en 1585 à la suite des troubles politiques[1].
De Waele fait ses études à l'école de Middelbourg avec comme professeur Jacobus Gruterus et Murdisonius, puis à l'Université de Leyde, sous la direction de François du Jon, Lucas Trelcatius et Franciscus Gomarus. Il se rend en France et à Genève, puis il fait un séjour à Bâle; il revient aux Pays-Bas en 1601 et devient pasteur de l'église réformée néerlandaise de Koudekerke en 1602. Il enseigne ensuite à Middelbourg. Pendant la période de tension théologique, de Waele est en bons termes avec Hugo Grotius, malgré les vues arminiennes de ce dernier. En 1615, il publie Het Ampt der Kerckendienaren, contre Johannes Wtenbogaert. Son ton est modéré et ouvert au compromis. Ce travail place De Waele au centre du débat théologique, mais Wtenbogaert poursuit la polémique.
En 1617, De Waele devient un prédicateur important à La Haye. Après le synode de Dordrecht de 1618, il est nommé à la faculté de théologie de Leyde. La formulation des cinq points du calvinisme dans les canons de Dort est attribuée à De Waele, Godefridus Udemans et Jacobus Trigland.
Il est traducteur du Nouveau Testament avec Festus Hommius et Jacobus Rolandus. En 1622, il établit un collège de formation pour les missionnaires à Leyde, pour la Compagnie Néerlandaise des Indes orientales. Robert Junius(en), le missionnaire, fait partie de ses élèves.
Son fils Johannes Walaeus(en) est un physicien, professeur à la faculté de médecine de Leyde.
Références
↑Jean Noël Paquot, Mémoires pour servir a l'histoire littéraire des dix-sept provinces des Pays-Bas, de la principauté de Liege, et de quelques contrées voisines, Louvain, Imprimerie Académique, , page 157-159