Fille du peintre Antoine Hérault (vers 1600-1655) et de Madeleine Bruyant qui eurent douze enfants, Antoinette est la sœur aînée du peintre Charles-Antoine Hérault et la sœur cadette de la peintre Madeleine Hérault (1635-1682), qui épousa Noël Coypel. La jeune Antoinette apprend l'art de peindre dans l'atelier de son père[1].
Le , elle épouse en secondes noces le peintre-graveur Jean-Baptiste Bonnart, de douze ans son cadet, ancien collaborateur de son défunt mari Guillaume Chasteau. Après la mort d'Antoinette, Bonnart, criblé de dettes, fut contraint de vendre une partie de ses biens précieux[2],[1].
Œuvre
La production d'Antoinette Hérault comprend des peintures à caractère religieux[4] dont certaines destinées à des églises, et des scènes inspirées de la mythologie. Elle se spécialise également en miniatures, la plupart exécutées sur vélin à base d'aquarelle, et en cela, son travail serait plus proche de la technique de l'enluminure: la fragilité de cette technique explique la disparition d'une grande partie de cette production. Il est possible qu'elle travailla aux dessins préparatoires à la gravure dans les ateliers de ses deux époux, pour autant, Jean-Baptiste Bonnart aurait abandonné la gravure pour devenir l'assistant de son épouse sur ses travaux de miniature[2],[1],[5].
Madeleine au pied de la croix, retable non localisé.
Présentation de la croix à sainte Hélène, œuvre non localisée.
Débarquement à Cythère, œuvre non localisée.
Pâris et Œnone, œuvre non localisée.
Notes et références
1234Sandrine Lely, «Antoinette Hérault, notice», in: Dictionnaire des Femmes de l’Ancienne France, 2004 — sur le site de la SIEFAR.