Antoni Piotruszynski est le fils de Joseph Antoni Piotruszynski, colonel et chef militaire de la voivodie de Plock, et de Franceska Béate Bauer.
Entré à l'Académie militaire thérésienne, jusqu'a 14 ans puis jumelé jusqu'a 17 ans dans le corps des pages de l'empereur d'Autriche François II ou il en ressort en 1826 avec le grade de sous-lieutenant pour incorporer par la suite le régiment préstigieux du Prince Paul de Wurtemberg.
Lors de l'insurrection polonaise de 1830, il démissionna de l'armée impérial autrichienne afin de rejoindre l'armée polonaise lors du soulèvement de 1830, il prend part aux combats avec son pére jusqu'à la défaite. Griévement blessé à la tête, il fut hospitalidé pendant un mois. Sentant ces forces lui revenir, il décida de fuir, de partir en exil, vers la France via l'Autriche. Sa mère l'accompagne, mais ne supporte pas le voyage et meurt en chemin[2]. Son pére, quant à lui avait été fait prisonnier par les russes et déporté en sibérie.
En 1832 il réside à Avignon, puis dans le département de la Loire. Il passe de Rouen à Metz et arrivera à Versailles en 1848.
Vers 1847, il épouse Jeanne Anne Fillon (1825-1853), puis la famille s'agrandit.
Il est membre Société Polonaise Démocratique (depuis 1833) et membre de l’association Française des Artistes (de 1852 à 1859).
Il reprend ses études de peinture auprès de Paul Delaroche et expose au Salon de 1855 à 1870 (le Musée des Beaux-Arts de Tours conserve notamment Jésus au jardin des Oliviers, exposé au Salon de 1864).
Il peint des tableaux à caractère historique, religieux ainsi que des paysages et des portraits.
Devenu veuf, il épouse en , Marie Martine Poillevey[3]. Le couple donne naissance à plusieurs enfants.