Antonin Debidour

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Nom de naissance
Elie Louis Marie Marc Antoine DebidourVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Antonin Debidour
Antoine Debidour, avec Marcel Poëte jouant à saute-mouton sur son dos, en 1914.
Fonctions
Conseiller municipal de Nontron
Conseiller municipal de Nancy
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Elie Louis Marie Marc Antoine DebidourVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Élie Debidour (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Antonin Debidour, né le à Nontron (département de la Dordogne), mort le à Paris (5e arrondissement)[1], est un historien français.

En 1868, Antonin Debidour est reçu à l'École normale supérieure. En 1873, il est reçu troisième à l'agrégation d'histoire et géographie[2].

Entre 1868 et 1873, Antonin Debidour est successivement nommé au lycée Bertran-de-Born de Périgueux, au lycée Alexandre-Ribot de Saint-Omer (département du Pas-de-Calais) et au lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan.

Antonin Debidour devient professeur au lycée d'Angers et à l'École supérieure des lettres en 1874.

Le , il soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres à la Faculté de Paris[3]. La première, en français, traite de la vie municipale à Angers pendant la Fronde[4]. La deuxième, en latin, s'intéresse à Theodora, la femme de l'empereur romain d'Orient Justinien Ier[5].

Il entre à l'université de Nancy en tant que professeur de géographie en 1878 puis il prend la tête en 1880 de la chaire d'histoire avant de devenir le doyen de cette université en 1886. Il devient par la suite inspecteur en chef de l'enseignement primaire en 1890 et il est membre du jury d'agrégation d'histoire de 1891 à 1895[6].

En 1894-1895, il est chargé d'un cours libre sur les rapports entre l'Église et l'État à la faculté des lettres de Paris puis il prend ensuite la tête de la chaire d'histoire du christianisme dans les temps modernes de 1906 à 1917. Il est également inspecteur général honoraire en 1907[6]. C'est un fervent défenseur de la séparation de l'Église et de l'État[7].

Au cours de sa carrière, Antonin Debidour a été membre de nombreux groupes et sociétés tels que l'Académie de Stanislas, la Société des gens de lettres, la Société de géographie de l'Est (dont il a été le président), la Société d'histoire moderne, la Ligue de l'enseignement, le Collège libre des sciences sociales, la Société d'histoire de la Révolution et la Société d'histoire de la Révolution de 1848, ou encore la Société d'enseignement supérieur[6].

Bibliographie

Parmi les travaux de Debidour, on citera notamment :

  • La fronde angevine (1877), prix Thérouanne en 1878.
  • Précis d'histoire de l'Anjou (1878).
  • Histoire de du Guesclin (1880).
  • Le général Bigarré d'après ses mémoires inédits (1880).
  • L'impératrice Théodora (1886).
  • Études critiques sur la Révolution, l'Empire et la période contemporaine (1886).
  • Les chroniqueurs français du Moyen Âge (1888-1889).
  • Histoire diplomatique de l'Europe du Congrès de Vienne au Congrès de Berlin : 1814-1878 (deux tomes, 1890).
  • Histoire des rapports de l'Église et de l'État en France de 1789 à 1870 (1898).
  • Le général Fabvier, sa vie militaire et sa vie politique (1904).
  • L'Église catholique et l'État sous la 3e République (deux tomes, 1906-1909).
  • Vers la grande guerre 1914-16 (1917).

Postérité

Notes et références

Annexes

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