Antonio Cordón García

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Antonio Cordón García
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Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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Grade militaire
Conflits

Antonio Cordón García, né le à Séville et mort le à Rome, est un officier militaire espagnol. Militant émérite du Parti communiste espagnol, il s’engagea durant la guerre civile espagnole en faveur de la République, accédant au grade de général. Il fut également reconnu, en 1944, comme général au sein de l’Armée soviétique[1].

Guerre Civile

Premier-né de l’union conjugale contractée entre Antonio Cordón López, employé des douanes, et Teresa García y Garci-Quijada, maîtresse de maison native d’Álora, il intégra l’Académie d’artillerie de Ségovie en 1911, à l’âge de seize ans. Sa prime jeunesse fut marquée par son affectation au Maroc espagnol, où il prit part aux campagnes de la guerre du Rif. Il y acquit une pleine conscience des conditions exécrables régnant alors au sein de l’armée espagnole, expérience qui influença durablement sa conception militaire ultérieure.

Durant les années 1930, il bénéficia des lois promulguées sous le gouvernement d'Azaña pour être placé en réserve, avant de réintégrer les rangs de l'armée peu avant l’éclatement de la guerre civile. Il joua un rôle central dans la transformation des milices en une armée régulière, disciplinée et en mesure de s’opposer aux forces nationalistes de Franco.

Sa trajectoire fut météorique et concomitante à son ascension au sein du Parti communiste d'Espagne, culminant avec sa nomination au poste de sous-secrétaire à la Défense et son rôle de collaborateur immédiat du président du Conseil, Juan Negrín. Jusqu’à la fin du conflit, il accéda, conjointement avec d’autres officiers éminents (tels que Modesto, Hidalgo de Cisneros ou Tagüeña), au généralat. Affilié au Parti communiste d'Espagne, il négocia avec l’Union soviétique pour l’approvisionnement en matériel de guerre (avions Chato et Mosca, chars T-26, entre autres). C’est vers ce pays qu’il se serait exilé à l’issue de la guerre civile. Membre du Comité central du PCE, il y œuvra en étroite collaboration avec La Pasionaria et Santiago Carrillo, dont il croisa le chemin à Paris pour un temps.

Au cours de la conflagration, il prit part aux principaux théâtres d’opérations, se distinguant notamment lors du siège du sanctuaire de Notre-Dame de la Tête, dans la province de Jaén — son fait d’armes le plus notoire —[2], ainsi qu’aux cours des offensives de Saragosse, de Belchite et de Teruel. Sur le front d’Aragon, il officia en qualité d’adjoint du général Sebastián Pozas Perea au sein de l’armée de l’Est, avant d’en devenir le chef d’état-major. Consécutivement à la déroute d’Aragon, il accéda au grade supérieur et fut commis à la direction de l’état-major du nouveau Groupe d’armées de la région orientale (GERO). À ce titre, il s’impliqua dans la bataille de l’Èbre, dont l'issue s'avéra décisive, puis dans la campagne de Catalogne, avant de s’exiler en France. S’il regagna brièvement la zone centrale de la péninsule, le coup de force de Casado le contraignit à un départ définitif vers Oran le , s’envolant depuis un terrain d'aviation de fortune sis à une lieue de Monóvar, pour rejoindre ultérieurement Paris[3].

Exil

Sa dernière terre d'exil fut l'Union soviétique, où il contracta une nouvelle union. De celle-ci naquit une fille, tandis qu'il laissait en Espagne une épouse et six fils. Il publia un ouvrage mémoriel intitulé Trajectoire. Il était lié par l'amitié à Rafael Alberti et à María Teresa León, aux côtés desquels il quitta l'Espagne depuis Monóvar, à l'instar de Negrín, La Pasionaria et d'autres éminentes personnalités républicaines. Il s'éteignit à Rome en 1969[1]. Avec l'avènement du changement politique en Espagne quelques années plus tard, sa dépouille fut finalement rapatriée dans sa patrie.

Oeuvres

Références

Liens externes

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