António Rui de Noronha
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António Rui de Noronha, né le à Lourenço Marques (auj. Maputo, capitale du Mozambique) et mort le , à l'âge de 34 ans, dans la même ville, est un poète, écrivain et journaliste de langue portugaise considéré comme le père de la poésie mozambicaine. Ses sonnets (Sonetos) sont publiés à titre posthume en 1949[1].
Rui de Noronha introduit dans la poésie africaine un ton nouveau, ironique et sans concessions. Il s'attaque notamment aux représentations de l'historiographie officielle et propose un autre point de vue, « déconstruisant les stéréotypes occidentaux à l’égard des Noirs, et, parmi ces images, celle qui lie ces derniers à une sauvagerie aux émotions incontrôlées[2] ».
Fonctionnaire des Chemins de fer, également journaliste, il collabore à la très influente revue O Brado Africano, ainsi qu'à d'autres périodiques, tels que O Programa dos Teatros, A Miragem, O Emancipador, O Notícias[2].
Son œuvre reflète ses origines métisses – un père indien et une mère africaine –, puisant volontiers dans la poésie européenne classique, la langue locale (le ronga), les références bibliques et les nouvelles technologies[3].
Le critique portugais d'origine mozambicaine Eugénio Lisboa, volontiers provocateur, juge sa poésie assez médiocre, mais d'autres confrères lui reconnaissent une place significative dans l'histoire de la littérature du Mozambique[4].