Antônio Maciel Bonfim

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Antônio Maciel Bonfim
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Parti politique

Antônio Maciel Bonfim (né à Irará le et mort à Alagoinhas vers 1947), connu sous le pseudonyme de Miranda, est le secrétaire-général du Parti communiste brésilien lors du soulèvement communiste de 1935 au Brésil.

Originaire d’une famille de paysans, il commence ses études dans une école religieuse proche de sa ville natale, où l’on note son extraordinaire aptitude pour l’apprentissage. Recommandé par le directeur il est admis au Séminaire Mariste de Recife, où il dévore les œuvres de Cesare Cantù (1807-1895), d’Élisée Reclus (1830-1905), de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), de Louis Adolphe Thiers (1797¬1877), d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) et l’histoire des exploits de Napoléon Bonaparte.

Il renonce à la carrière ecclésiastique vers 1920, entre dans l’Armée à Rio de Janeiro, s’enthousiasme pour la Révolte Paulista de 1924, avant d’envisager son métier dans la police de Bahia, où il obtient le grade de sergent[1],[2].

Puis, en changeant de direction, il devient professeur secondaire de français et de mathématiques dans la ville d’Alagoinhas et collaborateur épisodique d’un hebdomadaire local. Enfin, il trouve un emploi d’enseignant dans la Compagnie de pétrole Anglo-mexicaine (Companhia de Petróleo Anglo-Mexicana).

Militantisme

En 1930, à Bahia, il adhère à la Ligue d’action révolutionnaire (LAR), créée à Buenos Aires par Luís Carlos Prestes, l'emblématique et prestigieux commandant de la Colonne Prestes, qui n’est pas encore membre du Parti communiste brésilien. Antônio Maciel Bonfim devient le secrétaire de cette organisation. Cependant, peu de temps après, Prestes décide de la dissoudre, ce qui va entraîner une rancune polie et durable entre les deux hommes, qui va se manifester souvent dans leurs vies politiques[2].

En 1932, Bonfim est arrêté pour subversion et condamné à la déportation en Uruguay. Mais il s’enfuit en chemin, entre en clandestinité et sollicite son intégration au Parti communiste qui la lui refuse, craignant d’avoir affaire à un espion déguisé. En effet, pour eux, c’est un excentrique qui se vante d’avoir été le secrétaire de la LAR, organisation jusqu’alors inconnue par le Comité Central, et qui prétend avoir échappé aux griffes de la police[3].

Arrêté à nouveau en 1932, Bonfim est enfermé au centre correctionnel d’Ilha Grande, où il se lie d’amitié avec quelques hauts dirigeants communistes également emprisonnés. Quelques semaines plus tard, ils s’évadent ensemble. Il se cache avec leur aide à Rio de Janeiro et obtient son adhésion en 1933 au Parti, où il brille aux cours de formation des cadres. Impressionné, Lauro Reginaldo Rocha, secrétaire général provisoire du Parti, lui propose d’intégrer directement le Comité Central. En 1934, à l’heure de réunir la Conférence qui doit désigner le nouveau secrétaire du Parti, Lauro Reginaldo Rocha est malade. Bonfim se charge de le représenter et se fait élire Secrétaire général. Parmi ses atouts, se trouve sa relation passée avec Luis Carlos Prestes, dont les communistes se méfient tout en fondant, malgré tout, beaucoup d’espoir en une alliance avec lui. En effet, ils désirent désormais s’implanter chez les militaires, influencer le mouvement tenentiste, dont Prestes est le plus emblématique représentant[1],[2].

Le soulèvement communiste

La prison

Notes et références

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