Appelant (jansénisme)
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Un appelant, est, au XVIIIe siècle, un ecclésiastique qui appelle à la réunion d'un concile national sur la question de la bulle Unigenitus, publiée en 1713 par le pape Clément XI à la demande de Louis XIV, afin de condamner le jansénisme, plus particulièrement le Nouveau Testament en français avec des Réflexions Morales sur chaque verset (1692) de Pasquier Quesnel.
Le , quatre évêques, contre la bulle Unigenitus, publient un appel à un concile général, fondant ainsi le parti connu par la suite sous le nom d'« Appelants » :
- Jean Soanen, évêque de Senez ;
- Charles-Joachim Colbert de Croissy, évêque de Montpellier ;
- Pierre de Langle, évêque de Boulogne ;
- Pierre de La Broue, évêque de Mirepoix.
Ils sont rejoints le par la Sorbonne, la faculté de théologie de Reims le , et celle de Nantes le . D'autres évêques les rejoignent ensuite : Hyppolyte de Béthune évêque de Verdun le , Jean-Baptiste de Verthamon évêque de Pamiers le , Jean-Baptiste-Louis-Gaston de Noailles évêque de Châlons, Louis Milon de Rigny évêque de Condom, François Hébert évêque d'Agen et de Vincent-François Desmarets, évêque de Saint-Malo le , puis Charles de Caylus évêque d'Auxerre le .
Ainsi que plus d'une année plus tard par Louis Annet de Clermont de Chaste de Roussillon évêque de Laon, André Dreuillet évêque de Bayonne et Cyprien-Gabriel Bénard de Résay évêque d'Angoulême. En cette même année, le , le cardinal Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris, donne au Régent sa démission de président du conseil de Conscience. Le lendemain[1], il publie lui aussi un appel, rendant ainsi publique son adhésion secrète au mouvement dont il devient de facto le chef.