Apremont-la-Forêt

commune française du département de la Meuse From Wikipedia, the free encyclopedia

Apremont-la-Forêt est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est. En dialecte, le village se nommait Apramon.

Faits en bref Administration, Pays ...
Apremont-la-Forêt
Apremont-la-Forêt
Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge d'Apremont-la-Forêt.
Blason de Apremont-la-Forêt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Intercommunalité Communauté de communes Côtes de Meuse Woëvre
Maire
Mandat
Lionel Plantegenet
2020-2026
Code postal 55300
Code commune 55012
Démographie
Gentilé Asperomontais
Population
municipale
427 hab. (2023 en évolution de +7,56 % par rapport à 2017)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 22″ nord, 5° 38′ 23″ est
Altitude Min. 231 m
Max. 383 m
Superficie 32,89 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Mihiel
Législatives Première circonscription
Localisation
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Apremont-la-Forêt
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Apremont-la-Forêt
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Géographie

La commune fait partie du parc naturel régional de Lorraine[1].

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Marbotte, le ruisseau de Bouquenelle, le ruisseau de Molentin et le ruisseau de Neuf Moulin[2],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Apremont-la-Forêt[Note 1].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang Bouquenelle, d'une superficie totale de 6,3 ha (1,1 ha sur la commune), l'étang de Neuf Moulin, d'une superficie totale de 20,8 ha (17,3 ha sur la commune) et l'étang de Ronval (4,6 ha)[Carte 1],[3].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Rupt de Mad, Esch, Trey ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Rupt de Mad, de l’Esch et du Trey. Le périmètre a été arrêté le , la commission locale de l'eau (CLE) a été créée le , puis modifiée le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Parc naturel régional de Lorraine[4].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 913 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Apremont-la-Forêt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,6 %), terres arables (33,4 %), prairies (12,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), zones urbanisées (1,6 %), eaux continentales[Note 3] (0,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine De Aspremonte en l'an 1060 dans le cartulaire de Gorze.

La compréhension de ce toponyme ne pose aucune difficulté et trouve origine dans un « mont âpre », difficile, peu fertile...

Le , Apremont est renommé Apremont-la-Forêt. La forêt permet de différencier ce toponyme des multiples autres Apremont sur le territoire français.

Histoire

Marbotte en 1916.

En 1285, Geoffroi d'Âpremont est l'un des héros du Tournoi de Chauvency.

En 1387, le village est le chef-lieu du comté d'Apremont, alors très puissant (290 villages en dépendaient). Ce comté est alors dirigé par la famille luxembourgeoise d'Autel. C'est seulement en 1599 qu'il est rattaché au duché de Lorraine.

Ce village fut aussi le siège d'un prieuré et d'une collégiale fondée par les impériaux. Le château fut détruit durant la Première Guerre mondiale en même temps que presque tout le village ; l'aide des Américains et de Belle Skinner, une philanthrope d'Holyoke (Massachusetts), a permis de le reconstruire. Une adduction d'eau a été installée grâce à l'administration municipale d'Holyoke en 1922. En honneur de cette aide, le village a renommé sa place principale, « Place d'Holyoke », et sa route principale « Rue Belle Skinner ». En retour, la ville d'Holyoke a renommé une route construite par les soldats américains « Apremont Highway »[19].

Le village au pied des Côtes de Meuse s'appelait Tigéville, dominé par le château d'Apremont entouré de maisons.

Durant la Première Guerre mondiale, le village fut entièrement détruit puis reconstruit. Ce fut un point stratégique du saillant de Saint-Mihiel[20]. Ont combattu durant les combats en forêt d'Apremont les : 10e RI, 13e RI, 27e RI, 29e RI, 33e RI, 34e RI, 56e RI,134e RI, 171e RI, 172e RI, 210e RI, 227e RI, 372e RI, 16e RCC, 1er RA, 37e RA, 48e RA et 4e RG[21].

Maison d'Apremont

Le château d'Apremont est reconstruit au XIIe siècle par les sires d'Aspremont-Briey sur une éminence isolée non loin de Commercy. Il fut le chef-lieu d'une baronnie qui relevait de l'évêché de Metz. Au faîte de sa gloire cette baronnie comprenait environ 280 villes et villages[22].

Politique et administration

Le , Apremont-la-Forêt fusionne avec Liouville, Marbotte et Saint-Agnant-sous-les-Côtes, sous le régime de la fusion-association[23].

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
19XX 19XX Charrois   Maire en 1922 lors de l'inauguration de la fontaine.
mars 2008 mars 2014 René Huret se  
mars 2014 en cours Lionel Plantegenet[24]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   
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Population et société

Démographie

Les habitants sont nommés les Asperomontais[25].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2023, la commune comptait 427 habitants[Note 4], en évolution de +7,56 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
383566604592670719725697717
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658658674620649587601566557
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
560511527212251218234199190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
179159326284342337388391402
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
396422427------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Un mémorial pour les soldats américains de la 104e division d'infanterie, et de la ville d'Holyoke, qui a offert une adduction d'eau pour le village.

Dans le massif boisé séparant les communes de Marbotte et Liouville, a été construit entre et le fort de Liouville appartenant à la ligne de défense reliant Toul à Verdun. L'édifice est renforcé entre 1892 et 1910. À partir du , les troupes allemandes bombardent le fort avec des obus de gros calibre. Une des deux tourelles, équipée d'un canon de 155 mm, est endommagée le 27. L'arrivée du 8e corps permet au gouverneur du fort de donner l'ordre d'évacuer le . Mis hors d'usage après huit jours de bombardements, le fort ne servira plus que de poste d'observation jusqu'en 1918 où la tourelle restée intacte apportera son soutien aux troupes américaines lors de la reprise du saillant de Saint-Mihiel.

La restauration du fort a été entreprise par l'« Association de Sauvegarde du Fort de Liouville ». Des visites sont organisées tous les troisièmes dimanches de chaque mois d’avril à fin octobre ou sur rendez-vous.

Édifices religieux

  • Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge à Apremont-la-Forêt, construite en 1723, détruite au cours de la Première Guerre mondiale et reconstruite en 1926.
  • Église Saint-Agnant à Saint-Agnant-sous-les-Côtes, XIXe siècle reconstruite en 1931.
  • Église de la Translation-de-Saint-Nicolas à Liouville, XIXe siècle.
  • Église Saint-Gérard à Marbotte, XIXe siècle.
  • Commanderie de Marbotte[30], ancienne commanderie des Templiers, puis des Hospitaliers de Marbotte, Logo monument historique Inscrit MH (1994)[31] avec chapelle du début du XIIIe siècle, bâtiments conventuels de la fin du XVe siècle-début XVIe siècle, ferme et clôture des XVIIe siècle et XVIIIe siècle - (privé).

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Apremont-la-Forêt Blason
Écartelé : au 1er de gueules à la croix d'argent, au 2e d'or à l'enceinte carrée bastionnée aux angles, vue de dessus, de gueules, au 3e d'or à la mitre de gueules chargée d'un cœur-de-lys d'argent boutonné de gueules, au 4e d'argent à la croix pattée de gueules.
Détails
Création Robert André Louis et Dominique Lacorde. Adopté le 18 septembre 2018.
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Blason Blasonnement :
De gueules à la croix d'argent.
Commentaires : Telles sont les armoiries de Geoffroi décrites par Jacques Bretel lors du Tournoi qui eut lieu à Chauvency-le-Château. Ce seigneur avait épousé Isabelle de Quiévrain.
Blason Blasonnement :
De gueules à croix d'argent chargée de 5 coquilles de sable.
Commentaires : Armes de Thomas d'Âpremont, frère de Geoffroi, époux de Jeanne de Quiévrain.

Voir aussi

Bibliographie

Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou Recueil de preuves, mémoires et notices généalogiques, servant à constater l'origine, la filiation, les alliances et les illustrations religieuses, civiles et militaires de diverses maisons et familles nobles du royaume, volume 9, P. Louis Lainé, 1844, p. 14 à 43 Google livres

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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