Arabes du Tchad

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Les Arabes du Tchad représentent actuellement près de 17% de la population du Tchad[1]. Ils sont subdivisés en de nombreux sous-groupes généralement appelés « tribus ». Leur langue, l'arabe tchadien, est la langue véhiculaire principale du pays.

Histoire

Les Arabes du Tchad ont une histoire un peu particulière ayant débuté vers le XIVe siècle et évolué au XVe.

Ils viennent de vagues migratoires successives, en provenance de l'est du Soudan et du nord de la Libye. Ils se sont divisés en plusieurs groupes nomades ou sédentaires, et se sont mélangés avec les habitants se trouvant au centre, à l'est ou près du lac Tchad.

Langue

L'arabe tchadien est un dialecte arabe parlé au Tchad, mélange de divers dialectes arabes tel l'arabe bédouin, l'arabe égyptien, l'arabe maghrébin et bien entendu, l'arabe classique.[réf. nécessaire]

Seulement 40 % des Tchadiens parlent l'arabe tchadien comme langue maternelle, mais 50 % le parlent comme langue seconde ou véhiculaire, pour un total de 74 %. Personne ne parle l'arabe classique enseigné dans les écoles. En général, les Tchadiens parlent plus l'arabe dialectal (et peu le français) dans le nord du pays. Par contre, dans le Sud où on trouve les villes et les gros villages, le français est plus répandu comme langue seconde, car c’est la langue de travail du gouvernement et des affaires.

En revanche, la langue véhiculaire la plus populaire est l’arabe tchadien, la langue des nomades commerçants qui voyagent partout dans le pays; dans les marchés de la région du Ouaddaï, presque tout le monde n'utilise que l'arabe tchadien, comme au Guéra et à N'Djamena. Encore là, la situation s'avère complexe, car on compte beaucoup de variétés dialectales en arabe tchadien: certaines d'entre elles ressemblent à l’arabe libyen, d’autres à l’arabe soudanais.

Religion

Pratiquement tous les Arabes tchadiens sont musulmans. Ils ont également joué un grand rôle dans la diffusion de l'islam dans le pays.[réf. nécessaire]

Personnalités

  • Adoum Manany Kharachi, l’un des premiers administrateurs à assumer le leadership du Tchad après les indépendances, était à la fois révolutionnaire et père de famille. Son approche consensuelle lui valait une admiration unanime.
  • Mahamat Saleh Annadif, diplomate
  • Bichara Issa Djadallah, général
  • Acyl Ahmat Akhabach, ancien ministre des affaires étrangères du Tchad
  • Ahmat Hassaballah Soubiane, notable des Mahamid[2], diplomate, homme politique et rebelle tchadien[2].
  • Dr. Abboubakar Assidick Tchoroma, administrateur
  • Mahamat Abba Seid ( Deuxième fondateur de FROLINAT issus des arabes Banasset ou encore Banisset (arabe vivant dans la région de Hadjer-lamis )).

Notes et références

Bibliographie

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