Elle est élue à l'Assemblée nationale en 1983. Elle est la première personne à parler wolof au sein de l'Assemblée nationale et la première femme analphabète élue dans cet organe[3]. Elle intègre l'assemblée aux côtés de Ramatoulaye Seck et Aïda Mbaye. Les trois femmes sont devenues connues pour leur charisme et leurs capacités en politique bien qu'elles n'aient pas suivi une éducation académique[4]. Elle quitte l'Assemblée en après cinq législatures[5].
Elle est surnommée la «mère» du Parti socialiste sénégalais pour son rôle important dans la branche féminine, étant à la tête de la section des femmes du parti[2].
Sa participation à l'assemblée se concentre sur les problématiques agricoltes, les conditions des femmes et des enfants, la santé. Elle dirige aussi l'organisation régionale du parti dans la presqu'île du Cap-Vert. Elle est moins présente sur les sujets traitant de la défense et des questions financières[3].
12Luise White, Stephan Miescher et David William Cohen, African Words, African Voices: Critical Practices in Oral History, Indiana University Press, , 216– (ISBN0-253-21468-8, lire en ligne)