Archibald McKillop
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Lochranza, île d'Arran, Écosse.
Kingston, Ontario
| Naissance |
Lochranza, île d'Arran, Écosse. |
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| Décès |
(à 79 ans) Kingston, Ontario |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Anglais |
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| Genres |
Archibald McKillop ( – [1]), communément appelé le Barde aveugle de Mégantic, était un poète et orateur canadien d'origine écossaise, connu pour sa contribution à la cause de la tempérance et pour son œuvre littéraire célébrant le patrimoine écossais, les paysages canadiens et les valeurs civiques.
McKillop est né le à Lochranza, sur l'île d'Arran, en Écosse[2]. En 1829, à l'âge de cinq ans, il émigre au Bas-Canada avec un groupe de colons d'Arran dirigés par son père, également nommé Archibald McKillop[2]. La famille s'installe dans la région des Cantons-de-l'Est, près d'Inverness, dans ce qui deviendra la colonie d'Arran[2].
Le père d'Archibald McKillop a joué un rôle important dans les débuts de la colonie d'Inverness. En 1837, il est nommé commissaire pour le jugement sommaire des petites causes à Inverness, dans le comté de Mégantic[3]. Le père d'Archibald McKillop a joué un rôle central dans la direction de la première colonie écossaise de 1829 à Inverness, au Bas-Canada. Dans une lettre datée d', il décrit les difficultés rencontrées par les colons, notamment le manque d'infrastructures promises, comme la route de Gosford, et l'isolement économique qui en a résulté[4]. Il exprime également sa frustration face aux problèmes d'attribution des terres et à l'émigration des jeunes colons vers les États-Unis en raison du manque d'opportunités.
Élevé dans une ferme à Inverness, McKillop montre très tôt des aptitudes pour l'écriture. Il reçoit une éducation formelle à Lachine et étudie ensuite à l'Université de Toronto. Son développement scolaire est fortement encouragé par son père, qui avait fréquenté l'Université d'Édimbourg et accordait une grande importance à l'éducation.
Perte de la vue et vie publique
McKillop perd progressivement la vue à la suite d'une blessure à un œil subie lors d'une visite familiale pendant Noël. Malgré son handicap, il devient un orateur public respecté et est particulièrement actif au sein du mouvement de tempérance[2]. Il prononce de nombreux discours à travers le Canada et se fait connaître pour ses convictions morales et son style oratoire clair.
McKillop participe également à des débats politiques et religieux et est reconnu pour ses opinions fortes et parfois fermes. Ses écrits expriment souvent sa loyauté envers ses racines écossaises, son admiration pour le Canada et son profond amour de la nature. Il était étroitement lié à la Société écossaise du Canada, qui le considérait comme son barde celtique.
Contributions littéraires
Ses poèmes abordaient des thèmes tels que la nature, la religion, la fierté nationale et la tempérance. L'une de ses œuvres les plus connues, Thoughts on Megantic, Past, Present and Future, a été lue publiquement en 1896 lors d'un événement de la Société de tempérance à Inverness. Ce poème témoigne de son attachement émotionnel à la région de Mégantic et de son soutien constant à la réforme sociale.
Plus tard dans sa vie
En 1886, McKillop a publié une annonce dans un journal proposant à la vente une ferme de 200 acres à Sainte-Julie de Somerset, la décrivant comme fertile et bien construite, à seulement deux milles de l'église[5]. Cette annonce reflète son rôle de propriétaire local impliqué dans les affaires agricoles.
En 1990, McKillop a rendu visite à Donald Morrison, le « hors-la-loi de Mégantic », au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul[6]. Les deux hommes ont conversé en gaélique, et McKillop a offert à Morrison un soutien moral et spirituel, lui conseillant de trouver du réconfort dans la Bible. Cette visite a été marquée par des tensions avec les responsables de la prison, en particulier le directeur, dont le comportement envers McKillop a été décrit dans les rapports de l'époque comme brusque et méprisant[6].
Héritage et décès
Dans les années 1970, un recueil de poèmes de McKillop intitulé Collected Verse: The Blind Bard of Megantic a été publié avec le soutien de son neveu, Neil McKillop[7]. L'ouvrage comprend plusieurs poèmes célébrant le comté de Mégantic, ainsi que des œuvres reflétant son ferme soutien à la tempérance et sa loyauté envers la Couronne.
Un poème, The Drunken Bear, offre une vision humoristique des dangers de l'alcool, utilisant la narration rurale et la rime pour faire passer son message[7]. Ce recueil a contribué à raviver l'intérêt pour l'œuvre de McKillop parmi les descendants des colons des Cantons-de-l'Est à travers le Canada.
McKillop est décédé à Kingston, en Ontario, en 1904, au domicile de son neveu, Donald McKillop Solandt[7]. Il a été inhumé au cimetière congrégationaliste près d'Inverness, à proximité de son père. Aujourd'hui, on se souvient de lui comme d'une figure marquante de l'expérience des colons écossais canadiens et comme un exemple rare de poète aveugle vivant et écrivant dans le Canada rural du XIXe siècle.