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Archives générales des Indes

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Les Archives générales des Indes (en espagnol : Archivo General de Indias) sont nées en 1785 de la volonté de Charles III d'Espagne de centraliser en un lieu unique les documents relatifs aux colonies espagnoles, sans doute avec l'arrière-pensée de favoriser l'écriture d'une histoire de la colonisation qui contredise la légende noire répandue à ce sujet dans plusieurs pays européens, par exemple en France avec l'Histoire des deux Indes de l'abbé Raynal. Ces fonds étaient auparavant répartis entre les Archives générales de Simancas, proches de la saturation, Cadix et Séville. José de Gálvez, secrétaire des Indes, est chargé de mener à bien le projet, avec l'aide de l'historien Juan Bautista Muñoz, premier cosmographe des Indes.

Faits en bref Coordonnées, Pays ...
La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias de Séville *
Image illustrative de l’article Archives générales des Indes
Vue générale des Archives des Indes et de la cathédrale.
Coordonnées 37° 23′ 05″ nord, 5° 59′ 35″ ouest
Pays Espagne
Subdivision Province de Séville, Andalousie
Numéro
d’identification
383
Année d’inscription (11e session)
Type Culturel
Critères (i) (ii) (iii) (vi)
Région Europe et Amérique du Nord **
Géolocalisation sur la carte : Séville
(Voir situation sur carte : Séville)
La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias de Séville
Géolocalisation sur la carte : Andalousie
(Voir situation sur carte : Andalousie)
La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias de Séville
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias de Séville
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO
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Histoire

La Casa Lonja de Mercaderes de Séville, construite sous le règne de Philippe II entre 1584 et 1598 par Juan de Mijares sur les plans de Juan de Herrera, est choisie pour abriter la nouvelle institution.

En , les premiers documents arrivèrent, en provenance de Simancas. La date de 1760 est choisie comme séparation entre ce qui serait envoyé à Séville pour y être conservé et ce qui resterait dans les administrations comme archives courantes.

En 1870 est créée la Commission des travaux du port[1], dont le siège se trouvait au rez-de-chaussée du bâtiment[2]. En 1886, la Chambre de commerce de Séville s'installe dans une galerie du rez-de-chaussée. En 1913, la Commission des travaux du port quitte les lieux[2] et l'architecte Aníbal González intervient dans l'espace ainsi libéré[3]. Dans les années 1920, quelques travaux de rénovation sont effectués dans le bâtiment et des rayonnages métalliques sont installés au rez-de-chaussée[2].

En 1974, la Chambre de commerce quitte également quitté les lieux[4], et l'architecte Rafael Manzano est intervenu dans l'espace ainsi libéré[5]. Antonio Delgado Roig et Alberto Balbontín de Orta réalisent l'installation électrique intérieure et Cipriano Gómez Pérez se charge de l’éclairage de la façade[5]. Fernando Villanueva Sandino et Carlos Humanes obtiennent, en 1983, que le bâtiment soit classé bien d'intérêt culturel[5]. En 1983, Fernando Villanueva Sandino réalise la toiture et la balustrade ; en 1986, il a entrepris la réparation de l'escalier et effectué un traitement anti-humidité dans le bâtiment. Entre 1990 et 1991, il procède également à la consolidation des gradins et à des traitements de la toiture et des façades[5].

Entre 1999 et 2005, des travaux de conservation et de restauration du bâtiment sont menés par l'architecte Antonio Campos Alcaide. Ces travaux permettent de redéfinir le programme fonctionnel du bâtiment et de moderniser ses installations. Dans le but de préserver le bâtiment sans aucune modification spatiale et en tirant parti de l'existence d'un petit sous-sol, il est proposé de l'agrandir au moyen d’une galerie périphérique[6]. Ces derniers travaux suscitent une vive polémique, notamment en raison de l'installation d'auvents motorisés dans la cour et du remplacement des pierres des gradins du bâtiment par d'autres, de couleur différente et dotées de grilles[7]. Selon la sénatrice du PSOE Ana Isabel Arnáiz de las Revillas García, pour installer un plancher chauffant, le dallage en marbre rose du XVIIIe siècle est remplacé par un autre en marbre plus fin, et les anciennes pièces de marbre finissent par être vendues sur Internet par l’entreprise Mazarí de Época[8]. Le ministère de la Culture démentit ces faits[9].

Principaux fonds

Les archives occupent plus de neuf kilomètres linéaires. Les fonds les plus importants en volume sont ceux du Conseil des Indes, de la Casa de Contratación, des Secrétariats d'État ayant eu à connaître, à partir du XVIIIe, des affaires coloniales, de la Compagnie royale de La Havane et de la chambre d'outre-mer du Tribunal des comptes[10].

Seuls quelques documents viennent directement des organismes coloniaux (« Capitainerie générale de Cuba » (XVIIIe-XIXe siècles) rapatriée à la suite de la guerre hispano-américaine) ou de particuliers ayant joué un rôle dans l'administration coloniale, comme le duc de Veragua, descendant direct de Christophe Colomb, le général Polivieja, un des derniers capitaines généraux des Philippines ou le vice-roi du Pérou Abascal.

Les Archives générales des Indes possèdent les fonds d'archives les plus importants sur l'histoire politique, économique, culturelle et sociale de l'ancien empire colonial espagnol. Elles conservent des autographes de Christophe Colomb, de Magellan, de Vasco Núñez de Balboa, de Pizarro et de Cortés.

Notes et références

Annexes

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