Ariane Dénommé
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Ariane Dénommé, établie à Montréal, auto-édite plusieurs bandes dessinées chez La maison Rex entre 2006 et 2008[1].
Sa première bande dessinée publiée à compte d'éditeur, Du chez-soi, est publiée conjointement en 2012 par la nouvelle maison d'édition québécoise La Mauvaise Tête et la maison d'édition française L'Employé du Moi[2]. Cet album critiquant le consumérisme développe le mal-être qui s'empare d'une famille québécoise après que le père David a persuadé son épouse Anna d'acheter une maison plus luxueuse à crédit en vendant la précédente[3].
François Cloutier, critique des Lettres québécoises y voit « la naissance d'une grande bédéiste[3] ». Les organisateurs du prix Bédélys sélectionnent l'album parmi les cinq finalistes de leur prix Québec, saluant une « satire assez mordante de l’acte de consommation immobilière [qui] explore avec subtilité le caractère factice des joies et aisances que font miroiter l’accession à un certain standing domiciliaire[4]. »
Son album suivant, Main d'œuvre, inspiré par les deux années passées par son père à Uranium City, suit la vie de Daniel, jeune mineur dans le Nord québécois à la fin des années 1970 qui supporte les longues semaines de travail ardu ponctuées d'ennui et de soûleries grâce à l'amour qu'il porte à une jeune femme, Carole[5],[6]. Selon Jean-Dominic Leduc, cet album « formidable », une des premières bandes dessinées de reportage québécoises ambitieuses, « repousse les limites de la BD-vérité » et met Dénommé au même plan que ses compatriotes Julie Doucet, Caroline Merola, Geneviève Castrée ou Isabelle Arsenault[6]. Main d'œuvre vaut à Dénommé d'être à nouveau sélectionnée parmi les cinq finalistes du prix Bédélys Québec[7].
Ariane Dénommé collabore aussi, à titre d'illustratrice, à la revue québécoise Liberté : elle a notamment signé la couverture des numéros 301 (automne 2013) et 313 (automne 2016)[8].
En 2017, elle participe au Festival BD de Montréal[9] et au Festival de la BD francophone de Québec.