Figure du Parti républicain en Sicile, il est député de Palerme de 1968 à 1992, plusieurs fois sous-secrétaire d'État entre 1974 et 1981, puis est nommé ministre des Affaires régionales dans le gouvernement Goria (1987-1988). Sa fin de carrière publique est marquée par les accusations de proximité avec la mafia.
Laurea en droit, il dirige plusieurs structures publiques siciliennes (Società per il finanziamento dello sviluppo in Sicilia (d), Ente minerario siciliano (d), Ente siciliano per la promozione industriale (d), Società chimica mineraria siciliana)[2].
Dans les années 1970, il est accusé par la gauche d'avoir fait embaucher le mafieux Giuseppe Di Cristina à l'EMS, et essuie les critiques de son parti pour avoir soutenu l'élection de Vito Ciancimino à la mairie de Palerme[4]. La commission anfimafia réitère les accusations de proximité entre Di Cristina et Gunella, ce que dément le parlementaire qui est exclu par son parti, une décision annulée par Ugo La Malfa[4].
Dans les années 1980, il est l'homme fort du PRI sicilien et vice secrétaire national. Opposé au leader national Ugo La Malfa qui souhaite moraliser son parti, il est élu en 1987 secrétaire régional en plus de président.
En , il est condamné à deux ans d'emprisonnement par le tribunal de Catane, pour avoir payé le clan mafieux Pulvienti, en échange d'un soutien électoral pour un candidat de son parti[10].
Il est également condamné dans le cadre de la construction du barrage d'Ancipa dans les Nébrodes, condamnation annulée treize ans plus tard par la Cour de cassation[3].
123(it) «Aristide Gunnella: “A Mazara del Vallo serve un nuovo slancio e cambio generazionale per tornare a svilupparsi”», Prima Pagina Mazara, 10 aprile 2014 (lire en ligne)
123(it) Emanuele Macaluso, I santuari: Mafia, massoneria e servizi segreti: la Triade che ha condizionato l’Italia, LIT EDIZIONI, (ISBN978-88-6826-993-7, lire en ligne)
↑«Le nouveau cabinet», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
12Philippe Foro, «Le Parti républicain italien entre Peppone et Don Camillo», Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol.2018/3 «Les Républicains et le Parlement en Italie (1861-1994)», noHS 13, , p.151-169 (lire en ligne)
↑«ITALIE M. Goria a obtenu la confiance du Parlement mais sa tâche s'annonce difficile», Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )