Aristophil

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Aristophil
Création 1990
Disparition 2015
Fondateurs Gérard Lhéritier
Forme juridique société par actions simplifiée
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Activité Vente par automates et autres commerces de détail hors magasin, éventaires ou marchés n.c.a. (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 70 salariés
SIREN 445214430Voir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 162 millions d'euros (2011)
170 535 200 (2012)
Résultat net 23 millions (2011)[2]
18 429 700 (2012)

Aristophil est une société française dont l'objet était la collecte, la possession et la revente de documents précieux du patrimoine écrit. Son système économique a été qualifié de pyramide de Ponzi et son fondateur et président a été condamné pour escroquerie[3],[4].

À la suite de soupçons d'escroquerie, Aristophil est mise en liquidation en . La liquidation de la société publiée le , s'est soldée par un passif de 1,2 milliard d'euros au détriment des quelque 18 000[5] épargnants[6],[7].

Artistophil se finançait par la vente au public de parts indivises, présentées comme un placement financier avantageux. Fondée en 1990 par Gérard Lhéritier, elle s'est surtout développée dans les années 2000, en relation avec d'autres sociétés et marques comme le Musée des lettres et manuscrits ou le magazine Plume. Aristophil était basée à Paris et à Villeneuve-Loubet.

Aristophil achète des manuscrits, lettres autographes, individuellement ou par lots, et autres documents — en vente aux enchères ou directement de gré à gré chez des marchands. Elle crée alors des lots, de manière virtuelle[2]. À ces lots est donnée une valeur — non en fonction de l'évaluation de la vente aux enchères ni même du résultat de cette dernière, mais en fonction d'une nouvelle évaluation, proposée par un expert spécifiquement interrogé par Aristophil.

Les échanges écrits entre Albert Einstein et Michele Besso sont ainsi achetés 560 000 euros chez Christie's, à New York, en 2002. Le lot est estimé par Aristophil 12 millions d'euros (un premier projet l'estimait à 24 millions et des intérêts de 40 % en cinq ans étaient promis, c'est-à-dire l'espoir d'une multiplication par 65 du prix de vente en quelques années)[2].

Des parts dans ces lots sont alors proposées par des courtiers — souvent rattachés à la société Finestim, qui a cessé ses activités après les perquisitions de la police en — généralement pour cinq ans. Selon Vincent Noce, on leur fait miroiter un revenu de 8 % par an[2]. La société attire ainsi à elle environ 18 000 clients. Elle répond qu'elle ne promet en réalité rien : les contrats suggèrent que les parts en indivision pourront certes être rachetées par Aristophil avec une forte valorisation (4 % par an pour une durée d’engagement de 3 ans à 8,30 % par an pour une durée de 7 ans) mais, en réalité, elle se réserve la possibilité de racheter, sans promettre qu'elle le fera[8]


Historique

Notes et références

Voir aussi

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