Armand Maltais

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Armand Maltais
Fonctions
Ministre des Institutions financières, Compagnies et Coopératives

(9 mois et 19 jours)
Gouvernement Gouvernement Jean-Jacques Bertrand
Successeur Jérôme Choquette
Ministre d’État

(1 an, 7 mois et 2 jours)
Gouvernement Gouvernement Jean-Jacques Bertrand
Solliciteur général du Québec

(1 an, 7 mois et 2 jours)
Gouvernement Gouvernement Jean-Jacques Bertrand
Prédécesseur Claude Wagner
Successeur Roy Fournier
Député à l'Assemblée nationale du Québec

(3 ans, 10 mois et 24 jours)
Circonscription Limoilou
Groupe politique Union nationale
Prédécesseur Ernest Godbout
Successeur Fernand Houde

(6 ans et 2 jours)
Circonscription Québec-Est
Groupe politique Union nationale
Prédécesseur Joseph-Antonin Marquis[1]
Successeur Ernest Godbout
Ministre d’État

(5 mois et 14 jours)
Gouvernement Gouvernement Antonio Barrette
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal (Canada)
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Québec (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Union nationale
Conjoint Rosa-Rita Duchesne
Diplômé de Université Laval
Profession Avocat

Armand Maltais, c.r., né à Montréal le et mort à Québec le , est un avocat québécois, homme politique, député à l’Assemblée nationale et ministre.

Il est le fils de Guillaume Maltais, maître de postes à Montréal et de Suzanne Alain. Il épouse Rosa-Rita Duchesne le dans la paroisse Notre-Dame-de-Grace. Il fait ses études au Séminaire de Gaspé et à l’Université Laval. Il est admis au Barreau du Québec en 1952 et créé conseiller de la Reine (C.R.) en 1966.

Bloc populaire

La carrière politique d’Armand Maltais s’étend de 1944 à 1970[2],[3].

Il a d’abord été candidat du Bloc populaire canadien dans la circonscription électorale de Bonaventure à l’élection générale de 1944. Il est défait, mais le Bloc populaire fait élire 4 députés : Édouard Lacroix dans Beauce, Albert Lemieux[4] dans Beauharnois, André Laurendeau dans Montréal-Laurier (1944-1948) et Ovila Bergeron dans Stanstead. Le Bloc populaire canadien, parti centre-gauche et anticonscriptionniste, s’éteint toutefois rapidement après la démission d’André Laurendeau, chef provincial de cette formation politique canadienne.

Député de Québec-Est 1956-1962

Armand Maltais est élu député de l’Union nationale dans Québec-Est à l’élection générale du 20 juin 1956, remportée pour la 4e fois consécutive par le gouvernement Maurice Duplessis. Maltais est alors nommé adjoint parlementaire du président du Conseil exécutif ( au ).

Or, le Premier ministre Maurice Duplessis meurt en fonction le à Schefferville, âgé de 69 ans. Il est remplacé par Paul Sauvé qui, à peine quatre mois plus tard, le , meurt subitement lui aussi dans l’exercice de ses fonctions, à Saint-Eustache[5]. Il avait 52 ans.

Ministre d’État (cabinet Barrette)

Antonio Barrette, député de Joliette et ministre du Travail dans le cabinet Duplessis depuis 1944, succède à Paul Sauvé le , mais il conserve son portefeuille de ministre du Travail. Il nomme Jacques Miquelon au ministère des Terres et Forêts, Jean-Jacques Bertrand au Bien-être social et à la Jeunesse, et il élève Maurice Custeau[6] et Armand Maltais au rang de ministres d’État.

La vague libérale de 1960 et 1962

Six mois plus tard, le gouvernement Barrette perd l’élection générale du 22 juin 1960 gagnée par le Parti libéral de Jean Lesage. Armand Maltais échappe à la vague libérale et il est réélu à son siège de député de l’Union nationale dans Québec-Est.

Armand Maltais est cependant battu dans son comté de Québec-Est en 1962 par le libéral Ernest Godbout[7], lors de l’élection générale anticipée du , déclenchée par le Premier ministre Lesage, qui espérait ainsi accroître sa majorité à l’Assemblée nationale pour réaliser le projet de nationalisation de l'électricité au Québec. Le pari est gagné.

Député de Limoilou 1966-1970

Armand Maltais est réélu député de l’Union nationale dans Limoilou[8], lors de l’élection générale du 5 juin 1966. Le Parti de l’Union nationale de Daniel Johnson forme le nouveau gouvernement avec une mince majorité de six sièges à l'Assemblée nationale.

Ministre d’État (cabinet Johnson)

Maltais est nommé ministre d’État dans le cabinet Johnson. Or Daniel Johnson meurt subitement le à Manic-5. C’est Jean-Jacques Bertrand qui lui succède le .

Solliciteur général et ministre des Institutions financières (cabinet Bertrand)

Armand Maltais devient alors, le , Solliciteur général[9] dans le cabinet Bertrand (du au ), puis ministre des Institutions financières, Compagnies et Coopératives (du au ).

Maltais est défait à l’élection générale du 29 avril 1970, remportée par le Parti libéral de Robert Bourassa.

Engagement social et professionnel

Armand Maltais a été président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec de 1952 à 1956[10]. Il était membre de diverses associations professionnelles, sociétés culturelles et sociales, dont l’`Association du Barreau canadien[11], le Conseil de vie française en Amérique, la Société historique et culturelle des citoyens d'ascendance française, les associations des anciens du Séminaire de Gaspé et de l’Université Laval, l'Association des Gaspésiens et des Madelinots de Québec, l'Association des consommateurs du Canada, l'Union commerciale de Québec et le Club Renaissance de Québec (club privé de l’Union nationale). Il a aussi été gouverneur honoraire du Club Renaissance de Montréal.

Sources externes

Archives sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Notes et références

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