Armand de Kerpezdron

From Wikipedia, the free encyclopedia

Armand-Bertrand-Marie de Kerpezdron ( à Josselin - à Mer) est un gentilhomme breton, émigré pendant la Révolution française, converti au protestantisme et devenu missionnaire méthodiste puis pasteur de l'Église réformée de France. Il est notamment connu pour son ministère auprès des prisonniers français sur les pontons anglais pendant les guerres napoléoniennes, et pour avoir été le premier pasteur réformé de la communauté de Mer (Loir-et-Cher)[1].

Décès
(à 82 ans)
Mer (France)
Nom de naissance
Armand-Bertrand-Marie de Kerpezdron
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Armand de Kerpezdron
Biographie
Naissance
Décès
(à 82 ans)
Mer (France)
Nom de naissance
Armand-Bertrand-Marie de Kerpezdron
Nationalité
Formation
Collège de Pontlevoy (1779-1787)
Collège royal de Pont-à-Mousson (1787-1789)
Conjoint
Elizabeth Moore (mariage le 6 août 1795)
Fermer

Biographie

Origines et famille

Armand de Kerpezdron naît le à Josselin (Morbihan), où il est baptisé en l'église Notre-Dame-du-Roncier[2]. Il est le fils de Louis-Anne-Marie de Kerpezdron (né vers 1738, lieutenant de frégate dans la marine royale, décédé en 1780 d'une fièvre contractée aux Indes) et de Marie-Françoise du Marquer (née vers 1743, décédée en 1785)[2],[1].

Il appartient à une famille de la noblesse bretonne d'ancienne extraction, attestée dès l'époque moderne dans la région de Ploërmel et Vannes. La maison de Kerpezdron est maintenue dans sa noblesse par la Chambre de réformation de Bretagne en 1669 (Yves et Gilles de Kerpezdron) et 1670 (Jean et René de Kerpezdron)[3]. Les armes de la famille sont « de sable à un croissant d'argent accompagné de trois molettes d'éperon, deux en chef et une en pointe »[3].

Issu d'un milieu royaliste et catholique attaché à la monarchie française, il est admis aux écoles royales militaires sur preuves de noblesse en 1782[1],[4].

Mission auprès des prisonniers des pontons

De 1811 à 1814, il participe, avec le pasteur méthodiste William Toase et Pierre Le Sueur, à une mission d’évangélisation auprès des prisonniers français détenus sur les pontons de la Medway (Angleterre), mandatée par la Conférence méthodiste britannique[1],[5]. Il y assure la prédication, la visite des prisonniers et la distribution de secours, dans la perspective de former des relais pour l’évangélisation future en France[1],[5].

Ministères successifs

À partir de 1810, il exerce un ministère en Normandie, d’abord à Beuville près de Caen, puis dans le Bocage normand à partir de 1815[1]. Pendant les Cent‑Jours, il se replie à Jersey. En 1816, il est affecté à Bruxelles[1].

En 1818, la Conférence méthodiste l’envoie à Mer (Loir‑et‑Cher), où existe une communauté protestante dépourvue de pasteur[1],[5].

Pasteur réformé à Mer

Par ordonnance royale du , il est reconnu pasteur de l’« Église consistoriale de Paris, dans l’Oratoire d’Aulnay, commune de Mer », devenant le premier pasteur réformé officiellement établi dans la ville[1],[5]. Il reste cependant lié au méthodisme britannique, qui continue de le soutenir financièrement jusqu’à la fin des années 1820[1],[4].

Il fonde à Mer une école gratuite fonctionnant selon la méthode lancastrienne d’enseignement mutuel et contribue à la construction du temple protestant d’Aulnay (1820‑1822, dédicace en )[6]. Il exerce ce ministère jusqu’à sa mort.

Vie privée et fin de vie

Devenu veuf en 1836, il voit son fils arrêté en 1852 sous le Second Empire[1]. Il meurt le à Mer[1],[4].

Œuvre et postérité

Sa vie est principalement documentée par la notice de Matthieu Lelièvre (1913), fondée sur des archives familiales et méthodistes inédites[1]. Il est mentionné dans les histoires du méthodisme français comme une figure importante des premiers missionnaires francophones et comme un exemple du passage d’un milieu noble émigré au protestantisme réformé en France[5],[4].

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI