Armoiries de Grenoble

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Blason de Grenoble : d'or à trois roses de gueules.

Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens. Pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la « houille blanche », les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : saint Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; saint André, patron des Dauphins ; saint Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité[1].

Grenoble était placée sous l’autorité de deux pouvoirs rivaux à partir du XIe siècle, celui de l’évêque et celui du Dauphin. Au XIIIe siècle, apparaît une troisième tutelle, celle des consuls. Élus par les habitants et défenseurs des libertés et des franchises qui leur avaient été accordées par les deux co-seigneurs[1].

Cette hypothèse vraisemblable contredit la version du père Ménestrier (1631-1705), jésuite et savant en sciences héraldiques, qui estimait que les trois roses évoquaient les roses d’or que le Pape avait coutume de bénir à la messe du quatrième dimanche de Carême[1].

« Officielles » depuis trois siècles

Au XVe siècle, le sceau de la ville de Grenoble, un des plus anciens de France, ne reprend pas la symbolique des roses mais représente la cathédrale avec la mitre épiscopale (l’évêque), l'église Saint-André un dauphin (le Dauphin) et enfin la Tour de l'Isle, achevée en 1401 qui fut le premier Hôtel de Ville (les consuls). Les trois roses en sont certes absentes mais ceux qu’elles sont censées représenter apparaissent de façon figurative[1].

Grenoble ne s’ornera d’armoiries aux trois roses qu’au XVIe siècle. Une gravure de la ville, éditée en 1575 par François de Belleforest, reprend cette symbolique. Toutefois, il faudra attendre le pour que les armoiries aux trois roses soient enregistrées à l’Armorial général de France à la suite d'un ordre de Louis XIV. La ville de Grenoble les enregistra selon l’intitulé : « Armoiries peintes et figurées d’or à trois roses de gueules posées 2 et 1, surmontées d’une couronne murale d’or »[1].

François de Belleforest, Le_Vray portraict de la ville de Grenoble (1575)

De la Révolution à la Libération

Notes et références

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