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Armée de l'air du Bénin

branche aérienne des Forces armées béninoises From Wikipedia, the free encyclopedia

L'Armée de l'air du Bénin est la branche aérienne des Forces armées béninoises. Fondée en 1961 sous l'appellation d'Escadrille nationale, elle acquiert le statut d'Armée de l'air en 2020. Elle est chargée notamment de la surveillance et de la protection de l'espace aérien national, ainsi que du soutien aux autres forces armées dans le cadre de la défense du territoire. À partir de 2023, elle bénéficie d'un programme de modernisation se traduisant par l'acquisition de nouveaux hélicoptères, avions et drones.

Création1er septembre 1961
PaysBénin
GarnisonCotonou
Faits en bref Création, Pays ...
Armée de l'air du Bénin
Image illustrative de l’article Armée de l'air du Bénin

Création 1er septembre 1961
Pays Bénin
Fait partie de Forces armées béninoises
Garnison Cotonou
Ancienne dénomination Forces Aériennes du Bénin
Devise "S'élever pour faire face"
Commandant Colonel-major Hermann William Avocanh
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Histoire

Les débuts: l'Escadrille Nationale (1961-1970)

Les prémices de l'aviation militaire béninoise remontent au 1er septembre 1961, avec la mise en place d'une unité aérienne à caractère provisoire au sein des Forces armées dahoméennes. Cette unité fut officiellement reconnue par l'arrêté n°645/MAID/CTM du 5 décembre 1961, qui lui donna le nom d'Escadrille nationale.

À partir de 1963, l'Escadrille fut intégrée à la Compagnie d'État-major, installée au Camp Guézo, avant d'être rattachée en 1967 à la Compagnie de garnison — tout en demeurant placée sous l'autorité directe du Chef d'État-Major Général.

La flotte initiale se composait de plusieurs types d'appareils : quatre avions de liaison MH 1521 Broussard, un Aero Commander 500, deux Dornier DO-28 D Skymaster, ainsi qu'un contingent de neuf DC-3/C-47 Dakota, ces derniers formant l'ossature principale du parc aérien de l'époque.

Le Bureau Air (1970-1982)

Le 22 mai 1971, le décret n°71-97/CP/DN institua le Bureau Air, résultat de la fusion entre l'ancienne Escadrille nationale et les Escales aériennes militaires (EAM), un réseau de points d'appui disséminés sur le territoire.

Le commandant français Michel Castex fut le premier à diriger le Bureau Air, de 1970 à 1972, avant d'être remplacé par le capitaine Maurice Levrault (1972-1974). Le départ des coopérants français en 1974 marqua un tournant : le lieutenant Ayosso Agbessi devint alors le premier officier dahoméen à assurer, par intérim, la direction du Bureau Air. Il céda sa place en 1975 au lieutenant François Talon, dont la carrière fut interrompue par sa mort en 1977, survenue lors de l'explosion d'un obus laissé par les mercenaires de Bob Denard. Le lieutenant Christophe Fandohan lui succéda à la tête de l'unité.

Sur le plan matériel, la flotte s'enrichit à la fin des années 1970 : des Antonov An-26 et des Fokker F-27 furent réceptionnés en 1978, suivis d'Antonov An-2 en 1979. Cette période vit également l'entrée en service des tous premiers hélicoptères de l'unité, Kamov Ka-26.

L'Office des Transports Aériens du Bénin (TAB) (1982-1986)

En avril 1982, sur décision des plus hautes autorités de l'État, le Bureau Air fusionna avec la compagnie nationale Air Bénin pour donner naissance à l'Office des Transports Aériens du Bénin (TAB). Placée sous la tutelle du Ministre de la Défense, cette nouvelle structure se vit confier une double mission : assurer les liaisons aériennes commerciales, intérieures comme internationales, et exécuter les missions de transport militaire.

Le lieutenant-colonel Léopold Ahoueya, officier de gendarmerie, fut nommé premier Directeur général du TAB, poste qu'il occupa de 1982 à 1985. Le commandant François Kouyami lui succéda et dirigea l'Office jusqu'à sa dissolution.

L'année 1982 marqua l'apogée de la flotte, avec l'entrée en service des premiers avions à réaction : un Fokker F-28-4000, commandé à l'état neuf, et un Falcon 50 offert par la Libye. Un Boeing 707 vint compléter ce dispositif en 1983, avant de s'abîmer en mer en 1985. Le TAB reçut également un DHC-6 Twin Otter — un premier exemplaire ayant déjà été perdu dans un accident en 1983 —, deux hélicoptères Écureuil AS 350 B2, ainsi que deux bimoteurs Dornier DO-28 D2 Skyservant.

L'Office des Transports Aériens du Bénin fut dissous par le décret n°1986-488 du 19 novembre 1986, son personnel militaire étant alors reversé au sein des Forces armées populaires.

Les Forces Aériennes (1987-2020)

Le Commandant Kouyami François fut désigné comme premier Commandant des Forces Aériennes, fonction qu'il exerça jusqu'en 1988. Le Colonel Mama-Sika Seïdou lui succéda, ouvrant une série de commandements successifs : le Colonel Agbogbo Didier (de 1993 à 1996), le Colonel Adam Taffa (de 1996 à 2002), le Colonel Dossou-Yovo Symphorien (de 2002 à 2004), le Colonel Michodjehoun Camille (de 2004 à 2012), le Colonel Gogue Abdoulaye (2012), le Colonel Batossi Léonard (2013), le Colonel Gbaguidi Charles, et le Colonel Bada Bertin (2014[1]).

Un accident tragique endeuilla l'unité en 2001, lorsqu'un hélicoptère Écureuil s'écrasa près de Challa-Ogoï, entraînant la mort de cinq militaires.

Côté équipements, l'année 2002 vit l'arrivée de deux avions de transport HS 748, qui demeurèrent en service jusqu'à leur retrait en 2015. En 2007, quatre hélicoptères Agusta A 109B furent cédés par le Royaume de Belgique, renforçant sensiblement les capacités de transport de l'unité. Deux ans plus tard, en 2009, un Boeing 727 fut mis en service pour les besoins des déplacements présidentiels. Enfin, la flotte s'enrichit en 2012 d'un ULM LH-10 Grand-Duc[2].

L'Armée de l'air (depuis 2020)

La renaissance capacitaire face aux menaces émergentes

Face à la montée des menaces asymétriques dans la sous-région et à l'exigence croissante d'une surveillance renforcée du territoire national, les Forces armées béninoises entreprirent, à compter de 2020, un programme d'envergure visant à moderniser leur composante aérienne. Cette dynamique, motivée par les impératifs sécuritaires du contexte régional, se traduisit par l'entrée en service de nouveaux appareils aux vocations variées.

Le 2 octobre 2020, un avion de transport MA600, de fabrication chinoise, fut réceptionné par les Forces aériennes. Trois ans plus tard, en 2023, l'Armée de l'air — statut acquis entre-temps par l'institution — se dota d'hélicoptères H125, variante actualisée de l'AS350. En 2024, l'acquisition d'hélicoptères lourds H215 Super Puma vint considérablement étoffer les capacités de transport et de manœuvre de la flotte.

Le segment des avions de transport fut également reconstitué, avec l'intégration d'avion monomoteur Grand Caravan C208B et de bimoteur King Air B350i, ce dernier ayant fait l'objet d'un aménagement particulier destiné aux évacuations sanitaires médicalisées. Pour les besoins de l'entraînement et de la surveillance souples, des ULM TETRAS et d'autogires furent enfin intégrés au parc aérien, fournissant à l'institution des plateformes légères et économiquement adaptées à ce type de missions

Organisation

L'Armée de l'air béninoise est placée sous l'autorité d'un Chef d'Etat-major de l'Armée de l'air (CEMAA). Cette fonction est occupée depuis novembre 2016 par le colonel-major Hermann William Avocanh[3], qui commanda d'abord les Forces aériennes avant de prendre la tête de la nouvelle Armée de l'air à partir de 2020, lors de l'élévation de l'institution à ce statut[4].

Appareils

L'Armée de l'air du Bénin utilise de multiples appareils tels que :

Références

Bibliographie

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