Arnauld Haudry de Soucy
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Sous-lieutenant (d) |
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Le baron Arnauld Marie André Haudry de Soucy est un Compagnon de la Libération né à Strasbourg le et mort aux Essards le [1].
Résistance
Fils du baron Pierre Haudry de Soucy[2], banquier devenu trappiste à l'abbaye de Cîteaux en 1930, et de Marie de Vergès, il était le frère de Jacqueline Haudry de Soucy, mariée avec René Pailleret. Une de ses filles épousa le fils de Philippe de Bourgoing.
Il est aussi un descendant de André Haudry de Soucy[3].
Il suit ses études au lycée de Rennes, au collège de Pontlevoy, puis à l'Université de Caracas, et est diplômé en langues et en Économie. Par la suite, Il se marie six fois et a six enfants.
Il s'engage en 1940 dans l'armée, et après une première tentative échouée de rejoindre Londres en juillet, il y rallie la France libre fin 1940, où il s'engage dans les Forces françaises libres en .
Il est affecté au BCRA et est envoyé en mission au Maroc pour organiser l'évasion de prisonniers vers Gibraltar, mais, ayant été dénoncé, il est emprisonné à Port-Lyautey au mois de et condamné à vingt-cinq ans de travaux forcés puis à la peine capitale. Après plusieurs tentatives de fuite, il est libéré grâce au débarquement des troupes alliées en Afrique du Nord en .
Il se trouve alors affecté au 3e bataillon des Corps francs d'Afrique et participe à la campagne de Tunisie, après avoir été nommé caporal. Blessé par balle le , il reçoit une citation pour son action au combat. Affecté au 3e bataillon du RMT, Haudry de Soucy stationne avec la 2e DB du général Leclerc au Maroc jusqu'en , où il rejoint la Grande-Bretagne. Promu sergent, Il prend part à la campagne de Normandie durant laquelle il est blessé le . Il reçoit une nouvelle citation pour son « magnifique sang-froid au feu » et pour l'exemple qu'il donne à tous de son parfait « mépris du danger ».
Le , après la Libération de Paris, il est blessé par balle devant Strasbourg en protégeant la construction de la passerelle qui permettra le succès de l'opération.
En , il est nommé à la DGER, avant d'être promu sous-lieutenant en .
Après-guerre
Après la guerre, il est successivement attaché à l'Organisation internationale pour les réfugiés en Allemagne (1945), en poste au Bureau international du travail en Suisse, au Paraguay, en Bolivie et au Brésil (1950-1953), conseiller technique du ministère du Travail au Venezuela (1953-1961), affecté au Bureau d'Études SEDES à Paris (1961-1964), à la BIRD au Brésil et aux États-Unis et à la fondation Ford en Égypte (1964-1966), économiste et conseiller pour le développement à l'ONU (1966), représentant du Crédit lyonnais au Brésil, en Bolivie et au Paraguay (1973), membre de la section des Finances du Conseil Économique et Social (1974) et conseiller du commerce extérieur de la France (1978-1983).
