Arsène Matton
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(à 79 ans) Bruxelles |
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Arsène Matton, né le à Harelbeke (province de Flandre-Occidentale, Belgique) et mort le à Bruxelles, est un sculpteur, orfèvre et médailleur belge[1]. Il est connu pour ses œuvres sculpturales portant sur le Congo belge.


Arsène Edouard Adolphe Adrien Matton, né le à Harelbeke, est le fils d'Isidore Matton, voyageur de commerce, et de Celina Lamiroy, négociante. Le , il épouse Jeanne Frezin à Schaerbeek.
Il a fait des études artistiques aux académies de Courtrai, de Gand et de Malines (de 1890 à 1893) sous la conduite de Luc Scheffermeyer. Arsène Matton commence alors à y sculpter sur bois pour vivre de son métier. Installé à partir de 1894 à Bruxelles, il poursuit des études à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles sous la conduite de Charles Van der Stappen et ce, jusqu'en 1898. Il y remporte le premier prix de dessin et de composition. La ville de Bruxelles lui octroie alors un atelier[2].
Il participe à différentes expositions en Belgique et à l'étranger (Vienne, Munich et Berlin) d'où émergent quelques sculptures : David, Berceuse bleue, Walkyrie et les groupes l'Étreinte, Consolation, De wereld in et Révolte[2]. Sa notoriété naissante lui permet d'être nommé professeur à l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
En , Arsène Matton est commissionné par le ministère des Colonies pour faire des moulages en plâtre de la partie supérieure du corps des Congolais en vue d'étudier les caractéristiques physiques des différents peuples du Congo belge. Après plusieurs mois au Congo, il en rapporte de nombreux bustes, une série d'esquisses prises sur le vif et une collection d'objets de l'art traditionnel congolais (coiffures, tambour, tissus, etc.) qui intègreront les collections du musée royal de l'Afrique centrale[3]. La découverte du Congo en 1911 par Matton est à l'origine d'une série de monuments et sculptures portant soit sur les personnalités belges de la colonie (surtout sur commande) soit sur les populations autochtones dans leurs attitudes et coutumes et exprimant en particulier la beauté noire.
En 1939, il s'installe dans le village de Dion-le-Mont dans la rue qui a reçu son nom.
Ses œuvres sont notamment présentes au musée royal de l’Afrique, à l'Église de Saint Boniface à Ixelles, à l'hôtel de Ville de Bruxelles, aux musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles, au National Museum Paleis het Loo à Apeldoorn, au musée de la ville de Gand et au musée de Beaux-Arts de Tournai[4].
Sélection d'œuvres
- Buste de vieillard, marbre, Maison du Roi, Bruxelles, 1900.
- Le baron Dhanis, médaillon en bronze, cimetière de Saint-Josse-ten-Noode, 1911.
- L'Esclavage, statuette en bronze doré, rotonde du musée royal d'Afrique centrale de Tervueren.
- La Belgique apportant la civilisation au Congo, rotonde du musée royal d'Afrique centrale de Tervueren.
- La Consolation, statuette en bronze, 1914.
- Monument aux aviateurs Michaux, Bastin et Mengal, Kinshasa.
- Monument à la mémoire de l'aviateur Coosemans, cimetière d'Ixelles.
- Heureux retour, statuette en marbre, 1924.
- Solidarité, bronze, 1924.
- La Guirlande, statuette en ivoire, 1924.
- La Danse au clair de Lune, statuettes en ivoire et en bronze, 1924.
- Le Pagayeux, collections de la ville d'Ostende, 1927.
- L'Amarre, statuette en bronze, musées royaux des beaux-arts de Belgique.