La Falize et Arthey faisaient partie du comté de Namur avec Rhisnes au début du Moyen Âge. Au 13ème siècle, chacun des hameaux possédait une chapelle qui dépendait de la paroisse de Rhisnes. Ces chapelles ont disparu entretemps.
La seigneurie de La Falize passe en 1626 dans le giron de la famille de Glymes où elle se transmet par héritage durant un siècle et demi. En 1748, Honoré de Glymes (1725-1804) acquiert également la seigneurie d'Arthey et les réunit en 1773. En 1784, la seigneurie d'Artey-Falize comptait 46 habitants pour une superficie de 456 hectares.
Lors de la création des communes en 1795 (période française de l'histoire de Belgique), Artey-Falize devint une éphémère entité autonome. Dès 1806, et malgré sa subordination à la paroisse de Rhisnes, l'entité est rattachée à Suarlée, avant de revenir à Rhisnes en 1837.
Les deux domaines sont réunis dans le patrimoine de la famille de Mévius (l'une des trois familles actionnaires historiques d'Interbrew, actuellement intégré au groupe AB-Inbev) depuis l'indépendance de la Belgique.
On trouve trace d'un Jean d'Arthey au XVIe siècle.
Le moulin du XVe siècle doit être rebâti au XVIIe siècle. Il menace à nouveau ruine au milieu du XXe siècle. Il est restauré dans les années 1960[1].
En 1626, la seigneurie hautaine d’Arthey est érigée en seigneurie avec droit de basse, moyenne et haute justice.
La ferme est clôturée et devient ferme-château.
Au XIXe siècle, Pierre-Jean Maes en fut gestionnaire pour le compte d'une famille espagnole. Il acquit ensuite le domaine et le céda à son décès en 1825 à son épouse Eugénie Willems (1799-1856), qui épousera en secondes noces Philippe de Mévius (1791-1871) en 1829[2].
Au début du XIXe siècle, la famille de Mévius, originaire de Poméranie (Allemagne), s'installe donc au château d'Arthey qui reste dans la famille jusqu'à nos jours, passant à Gustave David (1834-1877), Eugène David (1857-1936) - époux d'Amélie Willems (fille d'Edmond Willems, brasseur de la Brasserie Artois) - Gustave (1882-1931), Ghislain (1924-1975) et actuellement Grégoire (1962-).
En 1953, la ferme est acquise par le nommé Pichon, issu d'une lignée de meuniers ayant notamment officié au moulin d'Arthey. Il entreprends également de rénover le moulin qui menace ruine et qui ne dispose plus ni de sa roue, ni de son mécanisme.
De 2016 à 2024/25, un projet collectif mêlant agriculture, chambres d'hôtes et intégration de porteurs de handicap voit le jour au sein d'un domaine qui était largement inoccupé[3]. Le pôle "agriculture" de ce projet bascule entre 2022 et 2025 vers une autre exploitation : la ferme des arondes à Profondeville [4].
A la mort de Gustave de Mévius en 1931, la Falize va à son fils cadet Eric (1925-2007) puis ensuite à Frédéric (1958-) qui assure la gestion du domaine depuis 1991. En 2001, suite à la pollution de la nappe phréatique, il concrétise la réorientation des 140 hectares dont il dispose - ainsi que 210 hectares gérés par d'autres propriétaires de la région - vers l'agriculture biologique au sein du projet "Terres de renaissance" [5].
A partir de 2012, un vignoble est planté sur le domaine, et une partie des terres est consacré au maraichage, le tout sous label bio [6].