Arthur Guillemin

militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Arthur Guillemin est un lieutenant des zouaves pontificaux[1], né le à Aire-sur-la-Lys et mort le à Montelibretti, ayant participé aux combats opposants les forces des États du souverain pontife aux Garibaldiens lors de l'unification de l'Italie (le Risorgimento).

Décès
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Arthur Guillemin
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Fermer

Biographie

Arthur Guillemin est né le à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais) où son père avait une imprimerie. Il s'engage le chez les Tirailleurs franco-belges (3e compagnie, matricule no 20). Il reçoit le grade de caporal le , et participe à la campagne de 1860.

Il est grièvement blessé à la bataille de Castelfidardo le , recevant un coup de baïonnette dans la poitrine qui lui perfore le poumon gauche[2]. Il survivra néanmoins et rejoindra les Zouaves pontificaux le , sous le matricule 812. Il est nommé successivement sergent le , puis sous-lieutenant le . À compter du , il est lieutenant de la 5e Compagnie du Bataillon des Zouaves pontificaux.

En 1867, il conduit 80 de ses zouaves au village fortifié de Monte-Libretti, face à 1 200 garibaldiens[3]. Il sera tué au combat devant les portes de la ville le [4],[5]. En infériorité numérique totale, seule une dizaine des hommes du lieutenant Guillemin survit et parvient à rejoindre Rome. Les sources divergent quant au camp vainqueur dans cette bataille[3] : les garibaldiens, victorieux dans cette campagne d'unification de l'Italie, écriront naturellement leur victoire.

Guillemin est inhumé à Aire-sur-la Lys le [6]. Louis Veuillot, ami du lieutenant Guillemin, prononce son éloge funèbre le , et poursuivra la bataille idéologique en faveur de l'intégrité des États-pontificaux, qualifiant Garibaldi de « l'anti Pie IX »[7]. Il évoque son ami dans La guerre et l'homme de guerre[8].

Distinctions et postérité

Arthur Guillemin est fait Chevalier de l'Ordre de Pie IX, et reçoit à titre posthume la médaille de Castelfidardo (Pro Petri Sede). Il reçoit aussi la Croix de Mentana (Fidei et Virtuti), bien qu'il ne participera pas à cette dernière bataille[9].

Anatole de Ségur, dans son ouvrage Un hiver à Rome, lui consacre un chapitre hagiographique[10]. L'on y apprend qu'il était proche du neuvième duc de Luynes. Guillemin est également évoqué en des termes élogieux par Maximin Giraud, voyant de La Salette[11], ainsi que dans un article d' du journal suisse La Liberté rédigé par un certain « comte Philippe de V*** »[12].

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI