Arthur Guillemin
militaire français
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Arthur Guillemin est un lieutenant des zouaves pontificaux[1], né le à Aire-sur-la-Lys et mort le à Montelibretti, ayant participé aux combats opposants les forces des États du souverain pontife aux Garibaldiens lors de l'unification de l'Italie (le Risorgimento).
Biographie
Arthur Guillemin est né le à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais) où son père avait une imprimerie. Il s'engage le chez les Tirailleurs franco-belges (3e compagnie, matricule no 20). Il reçoit le grade de caporal le , et participe à la campagne de 1860.
Il est grièvement blessé à la bataille de Castelfidardo le , recevant un coup de baïonnette dans la poitrine qui lui perfore le poumon gauche[2]. Il survivra néanmoins et rejoindra les Zouaves pontificaux le , sous le matricule 812. Il est nommé successivement sergent le , puis sous-lieutenant le . À compter du , il est lieutenant de la 5e Compagnie du Bataillon des Zouaves pontificaux.
En 1867, il conduit 80 de ses zouaves au village fortifié de Monte-Libretti, face à 1 200 garibaldiens[3]. Il sera tué au combat devant les portes de la ville le [4],[5]. En infériorité numérique totale, seule une dizaine des hommes du lieutenant Guillemin survit et parvient à rejoindre Rome. Les sources divergent quant au camp vainqueur dans cette bataille[3] : les garibaldiens, victorieux dans cette campagne d'unification de l'Italie, écriront naturellement leur victoire.
Guillemin est inhumé à Aire-sur-la Lys le [6]. Louis Veuillot, ami du lieutenant Guillemin, prononce son éloge funèbre le , et poursuivra la bataille idéologique en faveur de l'intégrité des États-pontificaux, qualifiant Garibaldi de « l'anti Pie IX »[7]. Il évoque son ami dans La guerre et l'homme de guerre[8].
Distinctions et postérité
Arthur Guillemin est fait Chevalier de l'Ordre de Pie IX, et reçoit à titre posthume la médaille de Castelfidardo (Pro Petri Sede). Il reçoit aussi la Croix de Mentana (Fidei et Virtuti), bien qu'il ne participera pas à cette dernière bataille[9].
Anatole de Ségur, dans son ouvrage Un hiver à Rome, lui consacre un chapitre hagiographique[10]. L'on y apprend qu'il était proche du neuvième duc de Luynes. Guillemin est également évoqué en des termes élogieux par Maximin Giraud, voyant de La Salette[11], ainsi que dans un article d' du journal suisse La Liberté rédigé par un certain « comte Philippe de V*** »[12].