Arthur Heulhard
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Octave Louis Heulhard |
| Pseudonyme |
Arthur Heulhard |
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| Activité |
Polémiste, journaliste et critique musical |
| Mouvement | |
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| Genre artistique |
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Octave Louis dit Arthur Heulhard, né le à Lormes et mort le à Troyes, est un écrivain et journaliste français.
Théoricien et polémiste majeur de la thèse mythiste[1], il est principalement connu pour Le mensonge chrétien, série de onze volumes déclarant que Jésus de Nazareth n'a pas de caractère historique[2].
Élève au collège d'Avallon, où il a Gaston Arbouin pour condisciple[3], Heulhard, resté orphelin à 12 ans, il est légalement émancipé à 17 ans, il s'installe, après avoir dirigé quelques entreprises, dont une de fours à chaux, à Paris en 1866. Très au courant des choses de musique et de théâtre, il a créé une Revue musicale, organisé et dirigé personnellement des tournées dramatiques. Tout en se livrant à des travaux d'érudition sur Rabelais et sur les navigateurs français au XVIe siècle, il est venu au journalisme par curiosité[4].
Il a débuté dans le journalisme par la critique du Salon de 1869, au Courrier de Paris, journal hebdomadaire. Entré au Figaro, il se consacre d’abord au grand reportage. Armé d’une forte culture, il excelle dans l’interview hors frontières, avec de renoncer au reportage et de devenir courtier de publicité, en créant une rubrique associant les affaires et les lettres, intitulée « la Saison», où il exposait les séductions, les innovations de l’industrie hôtelière, aux eaux, sur le littoral, en Suisse, la qualité des menus, de l’ameublement, de l’aménagement nouveau de jardins ou de cuisines, etc. Il a été quelque temps, directeur des services de publicité du Figaro[4].
Il a été secrétaire de la rédaction de La Réforme et rédacteur au Courrier français avant de renoncer à la politique active pour se livrer tout entier « aux arts de la paix[5] ». Il a aussi fourni des critiques musicales dans l'Art musical d’Escudier, à la France chorale, etc.
Auteur de plusieurs ouvrages sur François Rabelais, il avait réuni une importante collection de tableaux. Sa bibliothèque, relative particulièrement aux arts, comptait environ cinq mille volumes[5].
La reconstitution du Vieux-Paris, à l’Exposition universelle de 1900[6], dont l’organisation lui a donné l’occasion d’exercer son érudition, son gout, sa fantaisie, a connu un succès de curiosité énorme[4].
Grand lecteur des Entretiens d’Épictète et des Confessions de saint Augustin[4], adepte de la thèse mythiste, niant la réalité historique de la personne de Jésus de Nazareth, et plus particulièrement de l’évhémérisme[7], qui voit en Jésus le pseudonyme donné par l'Église romaine au révolutionnaire juif Judas de Gamala ou à l'un de ses fils (Judas bar Judas, Manahem), il rédige, de 1908 à 1910, les 11 volumes de son grand œuvre le Mensonge chrétien, édité à compte d'auteur.
Ayant à Troyes des enfants mariés, chez qui il prenait plaisir à aller se reposer de temps en temps, il est mort dans ville[4]. À l’issue d’obsèques civiles, il a été inhumé au cimetière de Troyes[8].
Jugements
L'historien Maurice Goguel a dit d'Arthur Heulhard qu'il est le plus prolifique des « polémistes dont l'œuvre tient plus du roman historique que de l'histoire[9]. » De son côté le mythiste Paul-Louis Couchoud parle de lui comme « d'un homme d'une érudition déréglée[10]. »