Arthur Rossat

folkloriste et dialectologue suisse From Wikipedia, the free encyclopedia

Arthur Rossat, né le à Lausanne et mort le à Bâle, est un folkloriste et dialectologue suisse.

Naissance
Décès (à 60 ans)
Nationalité suisse
Genre musical Musique folklorique
Faits en bref Naissance, Décès ...
Arthur Rossat
Description de l'image Portrait Arthur Rossat.jpg.
Informations générales
Naissance
Décès (à 60 ans)
Nationalité suisse
Genre musical Musique folklorique
Influences Julien Tiersot
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Biographie

Arthur Rossat naît le 14 février 1858 à Lausanne[1]. Son père est « contrôleur de l'habillement » au département militaire vaudois. Après le Collège classique cantonal, il suit des études de théologie à l'Ancienne académie de Lausanne. Il est ensuite professeur de français et d'histoire au Progymnase de Delémont[2],[3].

À partir de 1894, il étudie le patois du village jurassien de Develier sur lequel il remplit plus de 10'000 fiches[4] pour le compte du Glossaire des patois de la Suisse romande[5]. Dans ce cadre, il se met à noter des chansons patoises, qu'il publie de 1899 à 1903 dans la revue Archives suisses des traditions populaires[6]. Il déménage à Bâle, où il enseigne à l'école réale.

En 1907 il est désigné président de la Commission des chansons populaires de la Suisse romande[5] (qui compte notamment Joseph Reichlen, Ernest Muret, Jean Bonnard et Louis Gauchat) de la Société suisse des traditions populaire. A la tête de cette commission, il va lancer une large campagne de collectage, amassant en quelques années plus de 5000 chansons (dont environ 4000 avec mélodies) dans tous les cantons romands[7]. Il s'intéresse également à d'autres formes de tradition orale et publie des « Fôles », contes fantastiques en patois jurassien[8].

Au cours de la Première Guerre mondiale, il donne des conférences aux soldats blessés sur « La vieille chanson patriotique vaudoise », lors lesquelles il chante, accompagné au piano par sa femme[9].

En 1917 il soutient une thèse de doctorat à l'Université de Genève[10] où il étudie les chansons qu'il a collectées[7],[11] et il publie cette même année le premier tome des Chansons populaires recueillies dans la Suisse romande[12],[13], dont il prévoit dix volumes. Ses travaux sont connus et appréciés par les folkloristes de son temps - de Thiersot[7] à Coirault[14], en passant par Massicotte[15].

Il décède subitement le 18 mai 1918 à Bâle[1],[2].

Après sa mort, ses collectages continuent un temps d'être publiés par Edgar Piguet[16],[17]et les ethnomusicologues Hanns In der Gand et Paul G. Stoecklin repartent de ses travaux pour leurs propres collectes[18]. Ses archives sont déposées en 1933 à la bibliothèque nationale[4], et Jacques Urbain en établit un répertoire en 1989[19]. Ce dernier publie ensuite trois tomes d'étude de chansons à partir de ces archives[20].

Publications

  • Arthur Rossat, « Chants patois jurassiens », Archives suisses des traditions populaires, vol. 3 à 7, 1899 à 1903[6]
  • Arthur Rossat, Les «Fôles», Archives suisses des traditions populaires, vol.15, 1911[8]
  • Arthur Rossat, Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romande : Tome premier, Lausanne, Foetisch Frère, coll. « Publication de la Société suisse des Traditions populaires » (no 13), [12]
  • Arthur Rossat, La chanson populaire dans la Suisse romande, Lausanne, Foetisch Frère, coll. « Publication de la Société suisse des Traditions populaires » (no 14), [11]
  • Arthur Rossat (†) et Edgar Piguet, La chanson populaire dans la Suisse romande : Tome second/1ère partie, Lausanne, Foetisch Frère, coll. « Publication de la Société suisse des Traditions populaires » (no 21), [16]
  • Arthur Rossat (†) et Edgar Piguet, La chanson populaire dans la Suisse romande : Tome second/2me partie, Lausanne, Foetisch Frère, coll. « Publication de la Société suisse des Traditions populaires » (no 22), [17]

Notes et références

Liens externes

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