Arthur de Montalembert

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Nom de naissance
Jacques, Arthur, Marc, Adelsthan, Marie de Montalembert
Nationalité
Arthur de Montalembert
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jacques, Arthur, Marc, Adelsthan, Marie de Montalembert
Nationalité
Activité
Résistant français, agent du SOE (Section F)
Famille
Autres informations
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflit
Lieux de détention
Distinctions
Blason.

Arthur de Montalembert né le à Wezembeek-Oppem et mort le dans le camp de concentration de Mauthausen, est un résistant et un agent français de la section F du SOE britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.

Arthur de Montalembert naît le à Wezembeek-Oppem dans le Brabant flamand (Belgique)[1], fils d'André de Montalembert et d'Anne de Hemricourt de Grunne. Mobilisé en avec le grade de lieutenant de réserve, il est blessé en et démobilisé en août.

Résistant[2] à Ancinnes (Sarthe), il est recruté par France Antelme, chef du réseau BRICKLAYER, pour intégrer la section F (pour France) du Special Operations Executive (SOE) et les réseaux Buckmaster en France, où il obtiendra le grade de lieutenant de l’armée britannique (matricule 309241)[1],[note 1]. Sous le nom de guerre de « Bistouri », il rejoint le réseau SATIRIST d'Octave Simon à sa création début 1943, avec le groupe de résistants ancinnois qu'il a formé, et participe à la réception de plusieurs parachutages dans l’Orne et la Sarthe, notamment le sur les terres de l’Hermitière (Val-au-Perche)[3],[4].

Un parachutage a lieu sur les terres de Vaubezon (Ancinnes) dans la nuit du 14 au , au lieu-dit « La Valtaurine », suite au 67e message sur la liste du mois de juin de la BBC : « Elle est bleue aux fleurs rouges ». Outre Arthur de Montalembert, l’équipe de réception comprend Octave Simon, André Malo, un gendarme, Paul Lottin, un garagiste, Paul Drecq, un facteur, et Jean Célier, un propriétaire terrien du voisinage[5].

Dans le cadre de la vague d’arrestations qui frappe le réseau PROSPER Physician de Francis Suttill à partir du , la Gestapo débarque le à Ancinnes et arrête plusieurs membres du groupe, dont Paul Lottin qui mourra en déportation. Absent d’Ancinnes ce jour-là, Arthur de Montalembert échappe au coup de filet et se réfugie quelques jours à Paris chez une amie[6].

La Gestapo arrête alors le son père, André de Montalembert, et le retient en otage à la prison de Fresnes jusqu’à reddition ou arrestation d’Arthur[7]. Entretemps, celui-ci a rejoint Henri Garry et le seconde, avec la radio Noor Inayat Khan[note 2], dans la création du réseau « BELLIARD Phono » (sous-réseau de « PROSPER Physician ») actif dans la Sarthe et la Mayenne, avec lequel il réceptionne un dernier parachutage dans la nuit du 15 au , à la ferme Chambrin, au nord de Luché-Pringé (Sarthe) à la suite du message de la BBC : « Une mansarde à Paris, une chaumière en Touraine »[8].

Arthur de Montalembert est finalement arrêté au Mans (Sarthe) le , et ramené le jour même à Paris par la Gestapo[9],[10]. Dans une lettre du , sa mère, Anne de Grunne-Montalembert, raconte l’arrivée d’Arthur, encadré par deux policiers en civil de la Gestapo, à la Gare Montparnasse où elle se trouvait par hasard avec son fils ainé, Jean-Charles. Ce dernier est interpellé sur le champ mais relâché le soir même, ainsi qu’André de Montalembert le après trois mois d’emprisonnement à Fresnes.

Après avoir été interné plusieurs mois à Fresnes, Arthur passe en jugement à Vichy en « pour actions contraires aux intérêts de la France » ; le représentant de l’Irlande auprès du gouvernement de Vichy est intervenu en sa faveur. Dans le même temps, le SOE adresse cette demande à la hiérarchie militaire : « Can we have Arthur de Montalembert promoted to the rank of Captain as soon as possible. He was commissioned in 1943 and is now standing trial for his excellent activities on our behalf »[11].

Transféré au camp de Royallieu (stalag 122) à Compiègne, Arthur de Montalembert (matricule 30415) est déporté le par le convoi I.203. Il arrive au camp de Neue Bremm (Sarre) le et finalement au camp de Mauthausen le [12], où on lui donne le matricule 64577 et le code NN (Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard) réservé aux déportés qui ne doivent pas sortir vivants des camps. De plus, il ne peut pas faire l’objet de réponse aux éventuelles demandes d’information émanant des autorités françaises ou de la Croix-Rouge[13]. Arthur de Montalembert est soumis aux travaux forcés à Melk le , au camp central le (à la carrière de sinistre mémoire), à Peggau le , et de nouveau au camp central le [14]. Il décède le à l’infirmerie du camp central par suite de mauvais traitements[note 3] (cf. le témoignage d’un co-détenu, Philippe Freyre[15]). Ce n’est pas avant le que les services britanniques, par un courrier signé de Vera Atkins[note 4], sont en mesure de confirmer sa mort à la famille.

Reconnaissance

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI