Article 125

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L'« article 125 » est une expression par laquelle des partisans du président Laurent Gbagbo désignaient les violences allant jusqu'au meurtre commises contre les opposants au régime[1]. La paternité de cette expression est attribuée à Charles Blé Goudé, alors leader de la « galaxie patriotique » et des jeunes patriotes[2].

Depuis les années 1990, Laurent Gbagbo et son parti politique, le Front populaire ivoirien (FPI), exercent une influence forte auprès d'une partie de la jeunesse ivoirienne, victime de la crise économique qui frappe le pays depuis le début des années 1980. Au fil des années, cette emprise se renforce, notamment à travers la FESCI, un syndicat estudiantin proche du FPI, et des jeunes patriotes, dirigés par Charles Blé Goudé, qui par son charisme, exerce également une très forte influence auprès des jeunes désœuvrés et « indiqués » (sans orientation scolaire), et dispose d'une forte capacité de mobilisation[3].

Dans ce contexte de tensions politiques exacerbées, Charles Blé Goudé popularise l'expression de l'« article 125 » auprès des jeunes patriotes et des autres groupes sous l'influence des personnalités proches ou issues du Front populaire. Malgré sa dénomination, cet « article » n'a aucun lien avec des articles de la constitution ou du code pénal ivoirien.

Principe et exactions

Références

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