En 2000, il se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 7edistrict de l'Alabama mais il est largement distancé par le sortant Earl Hilliard(en) durant la primaire démocrate. Deux ans plus tard, Davis est à nouveau candidat face à Hilliard, accusé de manquements éthiques et critiqué pour ses positions anti-israéliennes. Davis attaque le sortant, estimant qu'il ne fait pas assez pour cette circonscription pauvre et noire du Sud des États-Unis, et sort vainqueur de la primaire. Il est élu sans opposant républicain en novembre 2002[1]. Il est réélu à trois reprises[2], en 2004, 2006 et 2008.
En 2008, il est l'un des premiers membres du Congrès à apporter son soutien au candidat Barack Obama[3]. Durant le mandat d'Obama, Davis se positionne cependant à la droite du Parti démocrate et vote par exemple contre l'Obamacare[3] ou les droits LGBT[4].
Après le Congrès
Lors des élections de 2010, il se présente au poste de gouverneur de l'Alabama. Longtemps donné favori de la primaire démocrate[5], Davis est largement battu par le commissaire à l'Agriculture Ron Sparks (62% contre 38%)[4]. Alors que Davis aurait pu être le premier gouverneur afro-américain d'Alabama, une partie de la communauté noire lui préfère Sparks qui —bien que blanc— ne s'est pas opposé à la réforme de la santé d'Obama[4],[6].
Après sa défaite, Davis rejoint le Parti républicain et s'installe dans le nord de la Virginie, où il envisage de se présenter au Congrès[3]. Il fait campagne pour Mitt Romney pour l'élection présidentielle américaine de 2012[7]. En 2014, il retourne en Alabama et se présente sans étiquette à la mairie de Montgomery. Il est largement distancé par le maire sortant Todd Strange[3]. L'année suivante, il tente de se présenter aux primaires démocrates pour le conseil du comté de Montgomery mais le Parti démocrate refuse sa candidature[7].
En , Davis prend la direction de Legal Services Alabama, qui apporte une assistance juridique aux personnes défavorisées[8]. Il démissionne de son poste durant l'été 2017, en raison de désaccords sur la gestion de l'association[9].
À nouveau candidat à la mairie de Montgomery en 2019[10], il termine en cinquième position du premier tour avec seulement 4% des voix[11].