La tribu des Arundinelleae a été créée par le botaniste autrichien,Otto Stapf, et publiée en 1898 dans la Flora Capensis de Sir William Turner Thiselton-Dyer, en y incluant trois genres : Arundinella, Tristachya Nees et Trichopteryx Nees.
Par la suite cette tribu a été reconnue par divers botanistes notables, mais avec des variations considérables dans sa circonscription générique[3].
En 1966, le botaniste canadien, James Bird Phipps, propose une nouvelle classification générique de la tribu, dans laquelle il reconnaît 22 genres (parmi lesquels le genre Garnotia ne figurait pas). Il note cependant qu'il restait des doutes sur l'unité de cette tribu et sur sa circonscription générique.
En 1969, il fait appel à la taxinomie numérique pour tenter de résoudre la confusion de cette classification générique, et propose de former trois groupes principaux : un groupe Arundinella, un groupe Loudetioïde et un groupe Tristachyoïde[3].
En 1986, Clayton et Renvoize, dans Genera Graminum: Grasses of the world, admettent, sur la base de caractères morphologiques et anatomiques, 12 genres dans la tribu, à savoir : Arundinella, Chandrasekharania Nair, Danthoniopsis, Dilophotriche (CE Hubb.) Jac.-Fél., Garnotia, Gilgiochloa, Jansenella, Loudetia, Loudetiopsis, Trichopteryx, Tristachya et Zonotriche (CE Hubb.) Phipps[3].
Toutefois, ils reconnaissent au sein de la tribu, deux groupes évolutifs principaux, avec d'un côté Garnotia et Arundinella, et de l'autre Loudetia Hochst. ex Steud. / Loudetiopsis Conert avec le reste des genres, admettant que les relations entre les genres d'Arundinelleae restent à préciser[4].