Assises nationales du Sénégal
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Les assises nationales du Sénégal ont rassemblées, entre le et le , plus de 140 acteurs de la vie publique sénégalaise, représentants de partis politiques, de la société civile et personnalités diverses.
Elles ont été lancées à l'initiative du Front Siggil Senegaal (« Sénégal debout » en wolof), un regroupement de forces d'opposition, et présidées par le professeur Amadou-Mahtar M'Bow, ancien directeur général de l'UNESCO. Conviés, les membres de la majorité présidentielle — principalement le Parti démocratique sénégalais autour du président Abdoulaye Wade — ont choisi de ne pas s'y associer.
Pour les organisateurs, il s'agissait de « trouver une solution consensuelle, globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle) qui sévit dans le pays »[1]. À cet effet, « des consultations citoyennes » ont été lancées sur tout le territoire, ainsi qu'à l'étranger (France, États-Unis, Canada). Ces échanges ont permis de dresser un état des lieux complet de la situation politique et socio-économique du Sénégal, à un moment où le dialogue politique se trouvait dans une impasse.
La clôture des assises a été un peu retardée[2], afin que l'examen des conclusions n'interfère pas avec les élections locales de . Officiellement achevées le [3], elles ont abouti à la rédaction d'un rapport de synthèse d'une cinquantaine de pages abordant la plupart des problèmes auquel le pays est confronté (droits de l'homme, corruption, boulimie foncière, etc.) – de fait un bilan assez sombre – et d'une Charte de la gouvernance démocratique qui jette les bases d'un développement durable et se veut un référentiel pour l'avenir.
75 % des fonds recueillis pour financer l'organisation de l'événement — dont le coût total s'est élevé à 109 millions de francs CFA — ont été le fait de contributions individuelles.