L'Association juridique internationale (AJI) est une organisation d'assistance aux militants de gauche aux prises avec la justice, fondée en et dissoute en .
L'association est créée à la suite d'une proposition de l'exécutif du Secours rouge international[1]. Le Congrès de fondation, prévu à Paris, est transféré à Berlin, à la suite de l'expulsion de son organisateur, Gustav Radler, pour infraction à la législation sur le séjour des étrangers[1],[2].
Contrairement au Secours rouge international, d'obédience communiste assez stricte, l'AJI intègre des membres de la bourgeoisie libérale, avocats et professeurs de droit, au nom d'une lutte pour les idéaux du droit et de la justice[1].
Plusieurs voyages sont organisés dans le cadre de l'antifascisme et de l'assistance juridique. Ainsi, en 1936, Louis Noguères est envoyé en Allemagne nazie, pour porter assistance à des syndicalistes de la Ruhr. La même année, M. Buisseret, du barreau de Liège, et les avocats Joë Nordmann et Renaud de Jouvenel, du barreau de Paris, voyagent en Roumanie et en Grèce pour observer les conditions de détention dans ces pays. Jouvenel écrit un article, intitulé «La Roumanie et la Grèce sur les traces d’Hitler»[1]. L'AJI est aussi présente au siège de la SDN, à Genève, pour défendre les intérêts des réfugiés politiques[1].
↑Olivier Sigoda, « À propos d'une absence de collaboration. Alexandre Vialatte et Philippe Lamour », in Alexandre Vialatte et Pascal Sigoda, Alexandre Vialatte, L'Age d'homme, 1997, p.210
↑Thaís Battibugli, A solidariedade antifascista: brasileiros na guerra civil espanhola (1936-1939), EdUSP, 2004,p.70].