Association suisse d'assurances

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Fondation
1900
Sigle
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Pays
Association suisse d'assurances
Histoire
Fondation
1900
Cadre
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Type
Pays
Coordonnées
Organisation
Président
Site web

L’Association suisse d’assurances (ASA) est l'organisation faîtière des assureurs privés suisses.

Fondée en , elle vise initialement à empêcher la concentration de l'assurance-accidents au sein d'un établissement étatique et à défendre la position du secteur de l'assurance directe et de la réassurance.

Elle a son siège à Zurich et regroupe quelque 70 compagnies d'assurance en 2025.

Années 1900 à 1918

L’Association des compagnies suisses d’assurances concessionnées, devenue Association suisse d’assurances (ASA) en 1978, est fondée en comme section de l’Union suisse du commerce et de l'industrie[1].

Faisant suite à l'entrée en vigueur en 1885 de la loi fédérale sur les assurances, qui entraîne une organisation du secteur de l’assurance-vie à partir de 1891, la fondation de l’ASA s’inscrit également dans les débats politiques sur la création d’une assurance-maladie et accidents au niveau fédéral, dont une première mouture (dite lex Forrer), qui prévoyait la nationalisation des compagnies d’assurance accidents, est refusée en votation populaire quelques mois plus tôt, en . À sa création, la nouvelle association regroupe les directeurs de 21 compagnies suisses d’assurance, parmi lesquelles la Rentenanstalt, la Baloise, la Compagnie suisse de réassurance, Helvetia, La Mobilière, la Société d'assurance contre les accidents (Winterthur assurances) et la Zürich Allgemeine Unfall- und Haftpflicht-Versicherungs-Aktiengesellschaft (Zurich Assurances)[1].

Avant la Première Guerre mondiale, l’ASA contribue à la mise sur pied de la loi fédérale sur le contrat d’assurance de 1908 (entrée en vigueur en 1910) et défend les intérêts des compagnies suisses sur un marché domestique où les groupes étrangers occupaient des positions importantes (43 % des primes totales en 1886, et encore 34 % en 1913, pour un total de 78 compagnies étrangères contre seulement 28 suisses). L’inflation et les désordres monétaires qui suivent la fin de la guerre contribuent à fragiliser les compagnies étrangères et, au contraire, à consolider les positions des membres de l’ASA[n 1],[1].

De l'entre-deux-guerres au début des années 1970

Aux côtés de l’ASA et de la Conférence des directeurs des compagnies suisses d’assurance sur la vie, des associations de branche spécifiques réunissent dès l’entre-deux-guerres les compagnies spécialisées dans le domaine de l’assurance transport (1921), de l’assurance accident (1922), du bris de glace (1925), des dégâts d’eau et de l’assurance incendie (1932). En comparaison avec ces associations sectorielles, l’ASA dispose alors de moyens très limités et joue un rôle de second plan. C’est ainsi la Conférence des directeurs des compagnies suisses d’assurance sur la vie, et non l’ASA, qui accompagne étroitement le processus de conception et de législation de la prévoyance vieillesse durant les premiers débats sur l’assurance-vieillesse et survivants (AVS) à partir des années 1920. Les assureurs-vie contribuent par ailleurs au développement des caisses de pensions et acceptent l'introduction de l’AVS en 1947, dont la faiblesse des rentes favorise l'essor de la prévoyance vieillesse privée[1].

Après la Seconde Guerre mondiale, de nouvelles associations regroupant les compagnies du marché de l’assurance maladie (1952), ainsi que les compagnies d’assurance étrangères présentes sur le marché suisse (1960), se joignent à l’ASA. En 1960, cette dernière adhère à l’Union centrale des associations patronales suisses et les présidents des associations représentant les principales branches d'assurance (vie, accident, incendie et transports) rejoignent son comité. Jusqu’en 1962, l’ASA est présidée par le directeur d’une compagnie d’assurance zurichoise (au total, 10 des 18 présidents élus entre 1900 et 2023 proviennent de Zurich). La fondation à Berne, en 1961, d’un centre d'information chargé de coordonner les relations publiques du secteur de l’assurance et de mener des campagnes d’information et de sensibilisation, ainsi que la constitution, en 1968, d’un secrétariat central à Zurich et finalement l'ouverture, en 1972, d'un Office de médiation contribuent à renforcer l’ASA[1].

Période contemporaine

L’association accompagne la forte croissance du secteur ainsi que les mutations structurelles liées à l'abandon des ententes cartellaires, au développement de groupes multibranches ou encore aux tentatives de rapprochement entre instituts bancaires et assurances (bancassurance). Ces transformations conduisent en 1997 à la fusion de l’ASA et des associations de branches spécifiques (assurance-vie, maladie et accidents, ou encore assurance de choses et réassurance) et à la mise en place d’un secrétariat central unifié. Les 80 membres de l’ASA (environ 70 en 2025) regroupent alors plus de 50 000 salariés, soit un cinquième des effectifs du secteur financier suisse et près de 40 % de sa valeur ajoutée brute[1].

Si les entreprises représentées par l'ASA sont moins touchées que les banques par la crise financière mondiale de 2007-2008, la couverture des risques liés au réchauffement climatique constitue un des grands chantiers auquel fait face le secteur de l'assurance et de la réassurance[1].

Au début du xxie siècle, les compagnies d’assurance-vie et l’ASA font face à des critiques de la part des milieux de gauche au sujet de la répartition des excédents des caisses de pension, mais ces controverses (débat sur le « vol des rentes ») ne modifient pas fondamentalement le fait que la prévoyance vieillesse demeure un marché primordial pour le secteur de l’assurance-vie[1].

Activités

Activités en Suisse

Sur le plan national, l’ASA déploie ses activités dans les domaines de la technique assurantielle, des contrats ou de la formation professionnelle[1].

Disposant de contacts étroits avec le Bureau fédéral des assurances (créé en 1886 ; devenu en 1978 l'Office fédéral des assurances privées et intégré en 2009 à l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers), l’ASA suit de près l’octroi de concessions à des compagnies d’assurance étrangères et contribue au développement d’ententes cartellaires (notamment sur le niveau des primes) entre les principales sociétés d’assurance du marché suisse[1].

L’ASA supervise le développement des assurances sociales et participe à la défense des positions de l’assurance privée dans le domaine de l’assurance-accidents (réouverture du marché de l’assurance accidents de travail aux compagnies privées en 1984) et de l’assurance-maladie (devenue obligatoire en 1996). Dans le domaine de la prévoyance vieillesse, l'inscription dans la Constitution du système des trois piliers (1972), qui s'impose contre l'initiative populaire du Parti suisse du travail « Pour une véritable retraite populaire », et la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle obligatoire (LPP, 1985) servent les intérêts des compagnies d'assurance en privilégiant des solutions privées pour les caisses de retraite[1].

Activités internationales

Sur le plan international, l’ASA adhère en 1953 au Comité européen des assurances et s’intéresse très tôt au développement du marché assurantiel européen[1].

À la suite de l'adoption de l’Acte unique européen en 1986 et de la création de l'Association européenne de libre-échange en 1960, l’ASA pousse à la signature d’un accord sur l’assurance directe avec la Communauté européenne. En dépit de la non-adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen en 1992, elle participe aux initiatives européennes et internationales visant à libéraliser le secteur de l’assurance (notamment les directives Solvabilité I et II, entrées en vigueur en 2002 et 2016)[1].

Président

Notes et références

Liens externes

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